Dimbokro
Les populations formées à la prévention et gestion des conflits liés aux projets Redd +
Deux ateliers visant à renforcer les capacités des comités du Mrp (Mécanisme de règlement des plaintes) dans la région du N’Zi, à travers donc la formation de leurs membres à la prévention, la médiation et la gestion des plaintes-conflits, se sont tenus du 14 au 17 mai à Dimbokro. Ceci, dans l’optique de faire connaître par les membres des comités Mrp, la nature et les types de plaintes liés à la mise en œuvre des projets et activités Redd+, et également de faire partager avec les membres, le processus de gestion des plaintes du Mrp. Gongbei Mathieu, responsable de la cellule d’intégration et d’administration des projets à Redd +, chef de la délégation, dira que leur présence à Dimbokro, s’inscrivait dans le cadre de la formation des membres des comités de gestions de crises. « Avant ce présent séminaire, nous avons fait des missions préparatoires, pour s’accorder avec des personnes locales, pour la mise en place et l’installation des comités. Aujourd’hui, il s’agit de donner à ces comites, des outils qu’il faut pour les rendre opérationnels, afin qu’ils puissent répondre aux objectifs que nous allons leur assigner », a t-il indiqué d’entrée. Et de préciser que le mécanisme Redd + veille à ce que les intérêts des populations soient respectés et que les projets ne leur portent pas atteinte. « Puisque le niveau de risque zéro n’existe pas, ces comites doivent aider le gouvernement à traiter les conflits et les plaintes, de sorte qu’ils ne posent pas obstacle à l’avancée d’un quelconque projet », a t-il soutenu. Pour y arriver, Nandro Céline, consultante, a fait un exposé, en vue de faire adhérer aux comités, une gestion alternative des conflits. Elle a relevé qu’il existe un mécanisme classique de résolution des conflits à savoir la manière traditionnelle, administrative ou judiciaire. Mais que ces différentes manières ne sont pas toujours durable et consensuel. « L’approche de gestion alternative combine toutes les différentes manières de règlement et surtout cherche à trouver le juste milieu et tient compte de l’intérêt de toutes les parties. Dans ce cas, un médiateur est sollicité et doit faire preuve de neutralité », ajoutera t-elle. La présence dans la région du N’Zi de la forêt classée d’Ahua, a favorisé l’obtention d’un projet d’Investissement forestier (Pif). Jean Baptiste Yapo, directeur de la planification des projets à la Sodefor, dans un exposé, a donné plus d’informations.  » La région du N’Zi a bénéficié d’un premier projet de l’organisation internationale des bois tropicaux, qui a été mis en place pour les femmes, et qui s’est soldé par une satisfaction des bailleurs de fonds. Ainsi, face au problème de l’approvisionnement en bois dans la région, le Pif va faire naître un gisement de bois à travers un reboisement. Un micro climat va ainsi se créer, pour que la boucle du Cacao puisse opérer son retour. Dans ce sens, il y aura la promotion de la combinaison entre l’agro-forestiere et les cultures agricoles, car les plantations forestières peuvent être associées sans problème aux cultures vivrières, socle de l’alimentation », a t-il informé l’assistance. Une information qui a donc réjouit Nanan Emmanuel Konan, chef du village d’Ahua, qui au nom des 9 autres villages bénéficiaires de ce projet a souligné que : « ce projet est le bienvenu , car la forêt classée d’Ahua représente désormais une chance pour nous. Et si la Banque mondiale veut nous appuyer à préserver nos forêts, nous ne pouvons que saluer ce projet. C’est pourquoi nous avons suivis avec intérêt ce séminaire pour mettre en application toutes les résolutions ».
E.Pisani

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