Côte d’Ivoire/La mort d’un censeur du Lycée de Tingrela entraîne une perturbation des cours

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Lycée de Tengréla : un censeur tué par un tricycle en fuite, les cours perturbés depuis une semaine

Depuis le mardi 8 janvier 2019, les cours sont perturbés au Lycée moderne de Tengréla.

Et pour cause, le décès accidentel de Norbert Koffi Yéboué, censeur dans ledit établissement par un tricycle. Les élèves exigent que justice soit faite avant de reprendre les cours.

Alors qu’il rentrait paisiblement avec sa moto en famille après une journée bien remplie, il ne savait pas qu’il avait rendez-vous avec la mort ce jour-là. Norbert Koffi Yéboué, censeur au Lycée moderne de Tengréla a été mortellement persécuté par un tricycle au quartier Sokoura qui roulait à tombeau ouvert le mardi 8 janvier 2019 mettant la ville en émoi.

Selon un témoin la victime qui revenait d’une réunion est morte sur le champ. Apres son forfait, le motard qui n’avait pas de phare sur son engin, a pris la poudre d’escampette et reste introuvable jusqu’à ce jour. Apres le constat fait par Heman Yapi, médecin de son état, le corps du censeur a été conduit à la morgue de Boundiali. Et depuis cette date (le mardi 8 janvier), hommes et femmes réclament justice car selon eux il y’a trop d’impunité à Tingréla.

« Il y ‘a trop de mort par accident de moto ici à Tingréla. Curieusement on ne retrouve jamais les coupables pour qu’ils répondent de leurs actes », explique un jeune âgé de la trentaine. « Nous sommes à la merci des motos que nous avons acheté. Nous sommes peiné de la mort du censeur Norbert Koffi Yéboué qui a quitté sa famille pour venir inculquer le savoir à nos enfants, nos petits frères », s’indigne un sexagénaire.

A en croire Bakayoko, « la jeunesse de Sokoura accompagnée par le conseiller Bakary Laloko ont entrepris une opération dite ‘’Sauvons notre vie’’ après la mort de monsieur Yéboué. En ce jour ci, il n’y a pas de suite à propos de la mort accidentelle de Norbert. Pour sa sécurité, la jeunesse de sokoura a pris la décision de faire des dos d’âne dans le quartier et cela permettra aux usagers de rouler prudemment ». « Nous ne voulons plus de mort » ; lance-t-il.

En ce matin du 14 janvier, les cours n’ont toujours pas repris à Tingréla. Les élèves veulent que la lumière soit faite sur le décès de leur censeur afin que le coupable réponde de ses actes.

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