Côte d’Ivoire/Transport routier : Soumahoro Mamadou, président de la (MTCI) : «Le transport routier ivoirien est dans l’agonie».

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Soumahoro Mamadou, président de la Maison des Transporteurs de Côte d’Ivoire (MTCI) jette un regard critique sur l’organisation du transport en Côte d’ivoire et propose des solutions avec la création de l’institution qu’il préside depuis trois (03) ans.

 Quel est le rôle de la Maison des Transporteurs ?

Le rôle de la Maison des Transporteurs de Côte d’Ivoire (MTCI) est défendre ses membres, aider à trouver les financements pour les financements pour le renouvellement du parc auto, assurer le lien et la cohésion avec les instances nationales et sous régionales, créer une assurance maladie pour une prise en charge des acteurs du milieu, tisser des partenariats pour l’acquisition de logements sociaux et terrains viabilisés, créer les conditions d’une retraite paisible pour les transporteurs, construire des gares internationales dans chaque ville de la Côte d’Ivoire et initier des formations à l’endroit des acteurs du secteur sur toute l’étendue du territoire national.  

 Combien de membres revendiquez-vous?

Nous avons plus de 15 000 membres

 Pourquoi la création de la maison des transporteurs, alors qu’il existe le Haut Conseil des transporteurs ?

 Nous félicitons le gouvernement pour la création du haut conseil. Malheureusement l’institution n’a jamais fonctionné dans le bon sens du développement, l’assainissement, la bancarisation, la digitalisation, la formation et l’innovation du transport. Malheureusement le haut conseil est resté fixé sur le racket, la vente des tickets journaliers de 10,000 FCFA, 5000 FCFA, 2000 FCFA, 1000 FCFA et 500FCFA aux transporteurs depuis 13 ans et ces fonds qui s’élèvent à des milliards de francs CFA ont disparu dans les airs sans aucune réalisation pour le secteur depuis 13 ans. C’est très regrettable pour la Côte d’Ivoire. C’est pour cet échec que nous avons créé la MTCI

 Quelles sont les actions que vous avez menées pour le bonheur des transporteurs ?

Nous sommes là depuis 3 ans  sans aucun soutien malgré nos difficultés. Nous avons trouvé des financements pour le renouvellement du parc auto, la formation, la sensibilisation, la prise en charge de plusieurs acteurs au niveau de la santé et l’éducation pour satisfaire quelques transporteurs et conducteurs  et pour la lutte contre la pauvreté et le racket dans notre pays.

Qu’en est-il du renouvellement du parc automobile ?

 Il faut créer un bon fonds de garantie pour accélérer le renouvellement du parc auto parce que il y’a une urgence en Côte d’Ivoire. Tant que le Parc auto n’est pas renouvelé, on aura toujours du sang versé sur la voie publique donc il faut créer la mutuelle des transporteurs pour réduire les charges des transporteurs et une prise en charge très rapide et efficace pour les transporteurs. Il fat crée une société coopérative de crédit auto pour accélérer le renouvellement du parc qui doit être financé par les transporteurs en prélevant 5%  sur le payement des assurances, vignette, permis de conduire, visite technique, carte de transport, carte de stationnement, patente, pont à péage pont, pesage, le pétrole et les infractions que nous payons a l’Etat.

 Qu’attendez-vous de l’Etat?

Nous attendons l’implication de l’Etat dans la lutte contre le racket dans toutes ces formes. Les forces de l ‘ordre sont accusées pourtant, il y’a pire que ça. Le pseudo syndicat au nombre environ 500 et les sociétés de remorquage de véhicules abusif qui sèment le désordre sur les voies publiques. Ce n’est pas du tout normal que le transporteur paye tous ce qu’il doit payer à l’Etat et il n’est pas protégé par l’Etat de Côte d’Ivoire. En retour, le transporteur est abandonné à 100%.

 Un appel à lancer et votre mot de fin?

Il faut accélérer le renouvellement du parc auto, assainir le secteur,  construire les infrastructures du transport,  réviser les textes et loi pour le secteur, laisser le transport aux transporteurs, écarter les usurpateurs, élargir la formation au Certificat d’Aptitude de Conducteur Routier (CACR) dans les 31 régions de la Côte d’Ivoire et organiser les états généraux du transport terrestre pour un diagnostic potable et limpide pour sauver le milieu du transport routier ivoirien qui est en agonie.

Entretien réalisé par N.K

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