Korhogo/Le renouvellement des instances divise la jeunesse communale. Plus d’une quarantaine de présidents de jeunesse contestent le scrutin

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Exactement 46 présidents de jeunesse rejettent les résultats  du scrutin

L’élection des présidents de jeunesses des quartiers et villages de la commune de Korho a eu le Samedi 05 Avril 2025. Elle était pilotée par la Fédération Nationale des Unions de Jeunesse de Côte d’Ivoire (FENUJECI). Le moins que l’on puisse dire est que ce scrutin  marquant la première étape du renouvellement des instances de la jeunesse communale de la capitale du Porno Korhogo, ne s’est pas déroulé comme prévu.

Une déclaration du collectif des candidats et leaders pour la sauvegarde de la cohésion des jeunes à Korhogo, lue le dimanche 6 avril 2025 à cet effet, met en exergue de nombreuses irrégularités constatées dans la conduite du processus. « Il s’agit de la multiplicité des listes électorales. À titre d’illusion, le collectif dénonce le cas flagrant enregistré au quartier Tchékélézo avec une première liste  qui contenait 130 électeurs, la deuxième 186 et la troisième liste forte de 201 électeurs. À ce constat s’ajoutent la publication tardive des listes électorales définitives, en contradiction le chronogramme établi par la préfecture. Certaines listes n’ont été publiées qu’à 04 heures du matin pour le scrutin initialement prévu démarrer à 08 heures», a justifié Hamed Songuifolo Koné, porte-parole de ce collectif, par ailleurs président des jeunes du quartier ‘’Bad’’. Il dénonce pointe du doigt par ailleurs, l’absence totale de période de contentieux ou de validation formelle des listes, la non consolidation des listes par toutes les parties prenantes, l’exclusion illégale et discriminatoire de nombreux candidats de manière unilatérale et autoritaire. 

Aussi, deénonce-t-il la découverte de plusieurs électeurs remplacés par des élèves du Lycée Dominique Ouattara et d’autres Lycées de la ville ne résidant pas au quartier Sozoribougou, autre lieu de vote. « cette transhumance électorale a été constatée dans certains quartiers. 

Vu toutes ces anomalies, pour le  collectif, le processus électoral biaisé et comporte de réels risque de conflits. Korhogo, cité  de paix par excellence ne saurait être le théâtre d’un tel spectacle. Les candidats élus dans de telles conditions ne peuvent pas être représentatifs de la jeunesse de Korhogo.

Les exigences du collectif.

Il demande la mise en place d’un comité local électoral inclusif et consensuel ; la reprise des élections avec des listes électorales consensuelles et consolidées par les candidats ou leurs représentants. La réintégration des candidats illégalement exclus du processus, sans oublier l’instauration d’une adéquation entre les listes électorales définitives et les détenteurs effectifs des cartes de vote, à l’effet de pallier la production des listes électorales tardives frauduleuses. 

Les membres du collectif sollicitent une audience auprès des autorités compétentes administratives, à l’effet de statuer sur les points de revendications susmentionnés. « Nous nous engageons à toutes formes de négociation devant aboutir à un dénouement heureux de la situation », a souligné le porte-parole précisant que le collectif toutefois déclinera toute négociation de nature à consolider ces résultats proclamés.

Vers un bicéphalisme

San attendre, Hamed Songuifolo Koné a été procédé à l’investiture symbolique et solennelle des candidats injustement écartés ou spoliés de leur victoire. Il soutient que son seul but est de créer une adéquation entre les listes électorales définitives et les détenteurs effectifs des cartes de vote à l’effet de pallier le changement constaté des listes électorales définitives sur le terrain. Mise en place d’une dynamique d’union de veille et d’action, afin d’asseoir une véritable représentativité de la jeunesse de quartiers et villages de la commune de Korhogo ; engager des consultations citoyennes afin de créer un Conseil légitime de la jeunesse départi des considérations claniques et politiciennes. « Nous disons  non à la confiscation de la voix des jeunes ; Non à la transhumance électorale des jeunes ; non à la désignation unilatérale de président de jeunesse dans les quartiers et villages rattachés à la commune de Korhogo. Nous disons oui, à une jeunesse forte, digne et responsable. Oui, à une jeunesse représentative des aspirations de ses pairs. Oui, à une jeunesse non violente et civilisée », ont scandé en chœur les membres du collectif.

Billy kakao

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