Plusieurs personnes se sont fait gruger par une microfinance dénommée Easy Bank dans le département de Niakara. La majorité des souscripteurs de cette banque dont le nom en dit long, (Easy Bank, traduisez en Français Banque facile) sont des femmes commerçantes du village de Kanawolo. À coté d’elles, figurent aussi des fonctionnaires et agents de l’Etat dont des gendarmes de la ville. Ayant reçu l’information de fil à aiguille qu’ils pouvaient bien avoir été floués par leur banque qui depuis un certain temps ne donne plus signe de vie, de nombreux souscripteurs ont pris d’assaut la brigade de gendarmerie de Niakara, le jeudi 28 juin dernier à l’effet d’aller porter plainte. Reçus par le commandant de brigade adjoint, celui-ci serrait entré en contact téléphonique avec le responsable de la microfinance de Niakara un certain Monguehi Moïse, qui faisait office de chef d’agence, a prétexté de difficultés de trésorerie. C’est le chef des vigiles de la fameuse banque qui a mis la puce à l’oreille des victimes. K.N.J soutient qu’il a reçu plusieurs SMS contradictoires de ses patrons. Dans ces messages, tantôt ses patrons l’invitaient à continuer de rassurer les clients qu’ils étaient en formation à Abidjan, tantôt ils lui demandaient de quitter la ville. Puis nous constatons de nous-mêmes l’effectivité des messages reçus sur son téléphone portable. Dame S. K V, caissière à la banque, qui faisait la promotion de la banque et qui a enrôlé plusieurs clients auprès de la banque, a elle aussi reçu les mêmes messages que le vigile. Craignant de se faire prendre à partie par ses clients, elle a dû avouer à certains souscripteurs, l’arnaque de sieur Monguehi Moïse et sa bande. En concurrence directe sur le terrain avec la Coopec de Niakara, cette dernière a également dénoncé cette banque, qui selon elle, exerçait sans agrément, donc dans l’illégalité. Elle se permettait même d’offrir à ses clients, les prestations classiques d’une banque formelle, (épargne, prêts et autres…) Le préjudice subi par les seules femmes de Kanawolo, qui ont envahi la gendarmerie le jeudi dernier, selon nos sources, est estimé à au moins quinze millions de nos francs. Pour l’ensemble des victimes, il pourrait s’agir de plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de francs CFA. Voici le préjudice subi par quelques femmes : Dame K. Angéline : 2000.000, E. Koné : 300.000, F. P. Placide : 108.000frs…, Le fondateur, un fils de Niakara connu sous le nom de Oually Patrice est actuellement introuvable. Aux dernières nouvelles, une dame du nom de Sangaré Mariam qui avait déposé la somme de trois millions de francs CFA auprès de la banque, aurait piqué une crise en apprenant la mauvaise nouvelle. Transportée d’urgence à l’hôpital, elle aurait rendu l’âme le vendredi 29 juin dernier. Joint au téléphone, le premier adjoint au maire de Niakara a confirmé l’information. Voilà encore une autre affaire d’arnaque d’une microfinance, qui va sûrement secouer la paisible cité de Niakara.
Gnakouri Tostao













