Daoukro/ Donnée pour morte pendant qu’une coupure d’électricité est intervenue au cours de son opération, Konan Ahou Édith est bel et bien vivante

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« Je suis bel et bien en vie et je me sens bien. C’est lui qui m’a sauvé la vie, sinon à l’heure ainsi je serai déjà morte, parlant du chirurgien. Je demande qu’on arrête de salir son nom ». C’est l’appel lancé par la jeune dame Konan Ahou Édith, que les rumeurs donnaient pour morte à l’hôpital général de Daoukro, alors qu’elle subissait une césarienne et qu’une coupure d’électricité soit intervenue.
Expliquant les circonstances de cette affaire, docteur Kouakou Yao Adolphe, directeur de l’hôpital général de Daoukro, dira : « Le mercredi 19 septembre 2018 aux environs de une heure du matin, il y a eu une coupure générale de l’électricité. Le groupe électrogène qui devait prendre le relais n’a pas repris l’approvisionnement en électricité. Pendant ce temps, une césarienne était en cours. Des mesures d’urgence et de secours ont été immédiatement prises au bloc opératoire pour éviter de mettre le patient en danger. Particulièrement, il y a une batterie qui permet de faire fonctionner la lumière. Cette lumière marchait parfaitement. C’est ce qui a permis d’opérer la patiente. Elle est sortie du bloc opératoire et je puis vous affirmer que le bébé et la maman vont très bien. En tant que directeur de l’hôpital, c’est ce matin que j’ai appris les rumeurs du décès de la jeune dame ». Il a profité de cette situation pour établir le bilan des décès des mères lors des accouchements, le directeur de l’hôpital a déclaré avoir reçu l’ordre de tendre vers « Zéro décès maternel », parce que, dit-il « c’est inadmissible de perdre la vie en donnant la vie. Et depuis le mois de Janvier, il n’y a eu aucun décès maternel à l’hôpital général de Daoukro. Des visites systématiques allant de la sixième heures à six semaines ont été instituées par notre ministère de tutelle »
Parlant des besoins, le directeur a affirmé qu’ils sont énormes. « Je suis venu trouver un hôpital sinistré avec une radio qui ne marche pas. Une demande est en cours pour la remplacer, entre temps, nous avons pu la redémarrer pour satisfaire les patients. Cet hôpital général dispose d’un seul bloc opératoire, là encore une demande est en cours pour obtenir un deuxième. Le groupe électrogène ne marchant pas, c’est avec l’aide du président Henri Konan Bédié que nous avons de l’électricité en permanence en cas de coupure. Il y a bien d’autres besoins pour les nouveaux nés et les prématurés ainsi que le service de cardiologie que nous sommes en train d’ouvrir. Les besoins sont énormes, les moyens sont limités, mais nous espérons que jusqu’à fin décembre 2018, tous les services pourront fonctionner normalement. En plus de ceci, nous envisageons faire connaître l’hôpital à la population de Daoukro,. Mieux elles connaîtront leur hôpital, mieux elles comprendront les difficultés dans lesquelles nous travaillons. Nous comptons aussi organiser des journées portes ouvertes à la mi novembre pour expliquer le mode de fonctionnement d’un hôpital publique, donner notre vision, et les exhorter les à s’approprier l’hôpital qui est leur bien à eux. Et enfin prendre en compte leur désirs, leurs plaintes, pour, déterminer d’où viennent ces problèmes et envisager des solutions. Nous travaillerons également sur la gestion des rumeurs, un numéro sera bientôt disponible pour permettre de donner les informations correctes en cas de problèmes, a dit le directeur de l’hôpital général de Daoukro.

Notons que pour vérifier cette information, une délégation conduite par le professeur Dje Koffi Aubin, lui même professeur en médecine et maire de Daoukro, s’est rendue à l’hôpital général pour vérifier ces informations.

JPH

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