Trois semaines après leur présentation officielle, les engins acquis par la mairie de Facobly sont opérationnels, mais leur déploiement sur l’ensemble du réseau routier communal reste freiné par les pluies persistantes. Opérateurs recrutés et formés, calendrier établi et premières voies reprofilées : les préparatifs sont achevés. Le maire, Gnamké Moïse, explique que la municipalité privilégie l’efficacité des travaux et la bonne gestion des ressources communales.
Le mardi 29 septembre 2026, les populations de Facobly ont découvert les nouveaux équipements du Conseil municipal : une niveleuse, un camion-benne et une chargeuse. Depuis cette présentation, une question revient régulièrement : pourquoi ces machines ne sont-elles pas encore pleinement déployées sur les routes de la commune ?
Selon le maire, les premières opérations ont pourtant commencé dès le lendemain de la cérémonie. Dans le cadre du contrat de service après-vente conclu avec le fournisseur, un expert a été dépêché sur place pour sélectionner et former les futurs conducteurs et responsables de l’entretien des équipements.
Sur une dizaine de candidats, cinq ont été retenus pour une formation pratique d’environ dix jours. Celle-ci a notamment permis de reprofiler la voie reliant la mairie au petit pont, en direction de la morgue. À l’issue de cette phase, quatre profils ont été définitivement retenus : un conducteur de niveleuse, un conducteur de camion-benne, un conducteur de chargeuse et un responsable de la maintenance.
Un calendrier contrarié par les pluies
Le programme d’entretien routier prévoyait le démarrage des opérations le 14 octobre. Les engins ont effectivement été mobilisés à cette date. L’objectif est de commencer par le chef-lieu de commune, puis de couvrir progressivement les différents axes routiers et l’ensemble des villages d’ici février 2027.
Mais la persistance des pluies a contraint la municipalité à revoir temporairement son calendrier. « D’habitude, à partir du 15 octobre, ce ne sont plus que de petites pluies. Cette année, ce n’est pas le cas », constate Gnamké Moïse.
Pour le maire, poursuivre les travaux sur des sols détrempés entraînerait une hausse de la consommation de carburant et une baisse importante du rendement. Selon ses estimations, une équipe capable de traiter trois à quatre kilomètres de route par jour dans des conditions favorables pourrait n’en réaliser qu’un seul sous la pluie.
« Lancer les machines sous la pluie, c’est gaspiller l’argent du contribuable », estime-t-il.
La reprise des opérations est envisagée avant la fin du mois d’octobre, sous réserve d’une amélioration des conditions météorologiques. La municipalité entend maintenir son objectif d’achèvement des travaux à l’horizon février 2027.
Des équipements à rentabiliser
Au-delà du reprofilage des routes, la mairie envisage de mettre ses engins en location afin de générer des recettes supplémentaires. Le personnel recruté continue, quant à lui, de percevoir son salaire mensuel, même pendant cette période d’immobilisation.
« Des engins garés ne profitent à personne, et certainement pas à la mairie », souligne Gnamké Moïse.
Pour les populations, l’enjeu reste désormais de voir les machines intervenir durablement sur les routes. La mairie assure que les équipements sont prêts et que le personnel est formé. La reprise effective du chantier dépend toutefois de l’évolution des conditions météorologiques.
Davila Yao














