Football/L’Égypte va organiser la CAN 2019

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1959, 1974, 1986, 2006 et maintenant 2019, soit la cinquième CAN que le pays de Mohamed Salah va organiser le Championnat d’Afrisue de Football. L’Égypte vient de se voir attribuer la CAN de cette année initialement attribuée au Cameroun et à lui retirée parce que pas prêt.

En juin, la Coupe d’Afrique des nations (CAN) se déroulera en Egypte. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad Ahmad, a annoncé, mardi 8 janvier, que l’édition 2019 avait été attribuée à l’Egypte, préférée à son unique concurrent, l’Afrique du Sud. « Je suis heureux de vous annoncer que c’est l’Egypte qui va accueillir la CAN 2019 », s’est félicité M. Ahmad à l’issue d’une réunion du comité exécutif de la CAF à Dakar (Sénégal).

L’Egypte et l’Afrique du Sud étaient les deux seuls pays à s’être portés candidats, mi-décembre, pour relever le défi, après que la CAN avait été retirée fin novembre au Cameroun pénalisé par des retards importants dans la réalisation des infrastructures – alors que le format du tournoi est passé à 24 équipes –, et une situation fragile sur le plan sécuritaire. Le Maroc, pourtant cité comme un prétendant sérieux, n’avait, à la surprise générale, pas fait acte de candidature.

Depuis longtemps, l’Egypte est l’un des pays les plus importants en matière de football africain. Le troisième pays le plus peuplé d’Afrique reste la première nation africaine à avoir gagné le trophée trois fois de suite (2006, 2008 et 2010).

Des clubs mythiques

En ce qui concerne les autres compétitions continentales, l’Egypte reste aussi un pays phare. En Ligue des champions, le club d’Al Ahly, fondé en 1907 au Caire, détient le record avec 8 titres pour 12 finales. En Coupe de la Confédération, compétition africaine née en 2004, les rouge et blanc se sont imposés en 2014.

« Al-Ahly, ce sont plus de 70 millions de supporters en Egypte, mais sans doute aussi dans d’autres pays. C’est le club le plus titré d’Afrique. Il y a ici une pression populaire assez incroyable, dans une ville tentaculaire où il y a la rivalité avec Zamalek, l’autre grand club cairote », avait déclaré à Jeune Afrique Patrice Carteron, premier entraîneur français à officier au Al Ahly.

Le Zamalek a lui aussi réussi à se construire un palmarès avec 5 Ligues des champions de la CAF, 1 Coupe d’Afrique des vainqueurs de coupe, 3 Supercoupes de la CAF et 1 Ligue des champions arabes.

Les supporters égyptiens sont réputés pour leur sang chaud. « Je me souviens avoir commenté une finale de Ligue des champions d’Ismaily Sporting Club en 2003 protégé par les boucliers des militaires car les sièges volaient », raconte notre confrère de RFI, Frédéric Suteau.

Le renouveau après une traversée du désert 

C’est en 1948 que le premier championnat égyptien de football a eu lieu. Il sera interrompu à plusieurs reprises, notamment lors des guerres israélo-égyptiennes entre 1968 et 1972, puis entre 1972 et 1973 dans le cadre de la guerre du Kippour. Plus récemment, le championnat avait été arrêté lors de la Révolution égyptienne de 2011.

Suite au drame de 2012 à Port-Saïd, le public avait été en grande partie interdit lors des matches de championnat jusqu’à 2018. Le 1er février, en effet, des heurts sanglants à l’issue d’une défaite 3-1 d’Al-Ahly contre l’équipe locale d’Al-Masry SC avaient fait 74 morts (pour la plupart écrasés ou étouffés) et environ un millier de blessés.

Tout cela avait valu à l’équipe nationale une traversée du désert. Elle n’avait pas participé à la CAN 2013 en Afrique du Sud, ni à celle de 2015 en Guinée équatoriale. Revenue sur le devant de la scène en 2017 au Gabon, l’Egypte s’offre une finale – perdue – face au Cameroun, où tout le monde attend des miracles de la nouvelle star Mohamed Salah. Et de se qualifier pour son 3e Mondial, en 2018 en Russie.

Des joueurs légendaires

Si les joueurs égyptiens ne s’exportent pas beaucoup, il reste au pays de vraies légendes, à l’image du mythique gardien égyptien Essam El-Hadary, devenu le joueur le plus âgé à disputer une phase finale de Coupe du monde l’an passé. Mahmoud Al-Khatib, surnommé « Bibo », a brillé entre 1972 et 1988 au Al Ahly, où il a effectué toute sa carrière, et aussi avec le maillot des Pharaons avec une victoire lors de la CAN 1986.

Autre nom qui résonne dans tout le pays : Mohamed Aboutrika. Le milieu de terrain a inscrit le tir au but de la victoire, lors de la finale contre la Côte d’Ivoire à la CAN 2006, qui se déroulait dans son pays. Un exploit qu’il renouvellera lors de la finale de l’édition 2008 face au Cameroun dans le cours du jeu.

Aujourd’hui, Mohamed Salah est le meilleur représentant du football égyptien. Le visage de l’attaquant de Liverpool, est mondialement connu.

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