Frontière Côte d’Ivoire-Guinée/Comment 4 personnes ont été enlevées puis libérées huit jours après

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La scène a eu lieu dans le village de Drèpieu. Le 24 avril 2018, les habitants de ce paisible en pleine forêt dense à la frontière de la Côte d’Ivoire et de Guinée, sont loin de s’imaginer que certains des leurs seront en levés par des soldats Guinéens. Aux dires du chef de village, ce jour là, deux soldats de la Guinée sont venus les inviter à prendre part à une rencontre au bord de la rivière Ni, considérée comme une frontière naturelle entre peuples ivoirien et guinéen. Motif, tenter une énième fois de trouver une solution aux récurrents problèmes de voisinage, notamment, les conflits de terre. Le lendemain, soit le jeudi 25 avril 2018, une délégation de 4 personnes dont l’instituteur du village, se sont rendus au lieu du rendez-vous, c’est à dire au bord de la rivière Ni en ayant pris le soin d’informer les soldats ivoiriens en faction dans la zone. Malheureusement les membres de la délégation ivoirienne de Drèpieu seront arrêtés et conduits à Gbè, un village de la Guinée, avant d’être transférés à Lola, une sous préfecture guinéenne. Au nombre de sept au départ, trois membres de la délégation seront libérés par leurs ravisseurs. Les autres seront jetés en prison à la gendarmerie de Lola, et y resteront pendant huit jours dans des conditions loin d’être confortables. Toutefois les otages reconnaissent qu’ils recevaient de la nourriture. Ce sont le directeur de l’école du village, les responsables des communautés Baoulé et Burkinabè et un autochtone. Les faits à eux reprochés suite aux interrogatoires du commandant de la gendarmerie de Gbè et du préfet de Lola, c’est l’occupation de terres appartenant à la Guinée. Ces deux autorités guinéenne n’approuvent pas aussi que le drapeau Ivoirien flotte dans le village de Drèpieu. Les prisonniers soutiennent que c’est au huitième jour de leur détention qu’ils ont reçu la visite d’un émissaire du consulat ivoirien. Libérés le même jour, ils ont été déposés dans le village de Zô, toujours à la frontière, où les soldats ivoiriens sont venus les chercher pour les ramener dans leur village. S’ils sont heureux de retrouver les leurs, ils ont cependant la peur au ventre, car les soldats guinéens leur auraient donné un délai de trois mois pour quitter le village, faute de quoi ils reviendraient les aider à partir. Reçus tour à tour à la sous-préfecture, à la préfecture, à la police, à la gendarmerie et chez le procureur, ils auraient été rassurés que le problème est pris en compte au haut sommet de l’État. Quant au dispositif sécuritaire, promesse a été faite qu’il sera renforcé.

Momo Espoir

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