Recomposition du paysage politique de la Côte d’Ivoire/KKB se fait entendre

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L’enfant turbulent du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) se réjouit, avec des formules étudiées, d’avoir, dit-il, eu raison avant les autres. « La vie politique ne se nourrit pas d’alternance tontinière en démocratie, a déclaré l’ancien candidat à la présidentielle de 2015 et cadre du PDCI parti d’Henri Konan Bédié, Kouadio Konan Bertin, dit « KKB » lors du conférence de presse à Abidjan ce 16 août. Elle est rythmée au contraire d’alliances qui proposent des alternatives crédibles et auxquelles les populations accordent leur confiance ».

Kouadio Kona Bertin, qui avait refusé l’appel de Daoukro de son président Henri Konan Bédié – appel qui ruinait les chances du PDCI de se frotter au Rassemblement des Républicains (RDR) en 2015 – fait des gorges chaudes des déclarations actuelles d’émancipation de son parti par rapport au parti unifié, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Réforme de la commission électorale

Cette émancipation pourrait-elle aller jusqu’à des alliances qu’on avait plus connues depuis 1995, pour les prochaines échéances électorales ? A l’époque, le Front Républicain était composé de deux partis – aujourd’hui antagonistes – le RDR de Alassane Ouattara et le FPI de Laurent Gbagbo.

Seule note discordante, le FPI réclame au préalable la révision de la commission électorale au plus tôt et avant les municipales d’octobre. « KKB », lui, semble plus souple sur ce sujet : « Je pars d’un principe que l’intention vaut l’acte. Pour la première fois, le chef de l’Etat lui-même admet qu’il faut revoir la CEI [commission électorale indépendante]. Donc certainement qu’il est disposé à le faire. Dès lors que les acteurs qui étaient en prison sortent de prison, la prochaine étape de mon point de vue, c’est qu’on appelle les uns et les autres à la table des négociations, et qu’on pose les problèmes ».

Verra-t-on se reformer le Front républicain de 1995, 25 ans plus tard, à l’occasion de la présidentielle de 2020 ? A cette question, Kouadio Konan Bertin juge qu’il est prématuré de répondre.

Sources Rfi

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