Accident nucléaire de Fukushima/Une des plus grandes catastrophes au monde.

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L’Accident nucléaire de Fukushima, également désignée comme la catastrophe nucléaire de Fukushima, est un accident industriel majeur qui a débuté le 11 mars 2011 au japon à la suite du tsunami de 2011.

Il s’agit de la plus grave catastrophe nucléaire du xxie siècle, classée au niveau 7, le plus élevé sur l’échelle internationale des événements nucléaires (INES) (INES), au même degré de gravité que la catastrophe de Tchernobyl (1986), en particulier par le volume important des rejets radioactifsa,1. L’accident nucléaire de Fukushima est ce qu’on appelle au Japon un Genpatsu-shinsai (原発震災?), un accident combinant les effets d’un accident nucléaire et d’un séisme. Le tsunami consécutif au séisme a mis hors service le système de refroidissement principal de la centrale nucléaire de Fukushima Daïchi, entrainant la fusion des coeurs des récteurs 1, 2 et 3 ainsi que la surchauffe de la piscine de désactivation du réacteur 4.

LES EXPLICATIONS

La défaillance des systèmes de refroidissement a entraîné plusieurs explosions sur ces réacteurs. Selon l’association écologiste Green Cross, un vaste panache de combustible radioactif, normalement confiné et protégé dans des piscines d’eau, s’est alors libéré dans l’atmosphère. Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), ce nuage de particules radioactives composé de gaz rares (xénon, krypton), d’iode, de césium et de strontium en suspension dans l’air se serait dispersé. 80 % de ces particules se seraient déposés dans l’océan Pacifique, les 20 % restant auraient été saupoudrés dans un rayon de 50 kilomètres au nord-ouest de Fukushima.

Cet accident a des répercussions importantes sur l’environnement et la santé dans le monde ainsi que pour l’industrie nucléaire mondiale. Il présente aussi la particularité de poser de nouveaux enjeux pour le Japon, notamment en ce qui concerne son approvisionnement électrique, son industrie nucléaire, l’état de la centrale nucléaire de Fukushima Daïchi et le traitement sanitaire et social de la catastrophe.

Hors service depuis l’accident, la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi devra être démantelée sur une durée évaluée initialement à quarante ans2, pour un montant estimé en 2016 à environ 60 milliards d’euros (8 200 milliards de yens)3.

Pour éviter de nouveaux dommages, les réacteurs doivent être refroidis en permanence. Chaque jour, 200 m3 d’eau sont déversés sur la centrale. Devenue elle-même radioactive, cette eau est ensuite stockée. À cette fin, un millier de gros réservoirs ont été construits. En 2019, un million de m3 d’eau contaminée sont stockés mais selon Tepco, l’exploitant du site, celui-ci aura atteint sa capacité maximale en 2022. Des débats ont lieu, visant à déterminer que faire de l’eau jusqu’à présent stockée. Une des solutions envisagées est de la déverser dans le Pacifique, ce qui suscite de vives discussions.

Combien de morts ?

Plus de 18 000 personnes ont perdu la vie dans le tsunami qui a ravagé la région de Tōhoku, dans le nord-est du Japon. Mais le nombre de décès liés à l’irradiation de cette zone reste indéterminé à ce jour. Les statistiques du ministère de la Santé japonais évoquent, pour l’heure, le chiffre de 1 700 cancers mortels directement liés à la catastrophe nucléaire. Un chiffre « sous-estimé », à en croire plusieurs ONG, car cette province est peuplée de 9 millions d’habitants.

« Plus de 25 000 personnes ont subi des doses élevées de radiations avec des risques importants pour leur santé », relèvent deux associations de médecins qui militent contre l’énergie nucléaire : Physicians for Social Responsability (PSR) et International Physicians for the Prevention of Nuclear War (IPPN). Ces associations estiment que la catastrophe de Fukushima pourrait se traduire par 10 000 cas de cancer dans les dix prochaines années.

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