BÉOUMI/Des partisans de Mangoua manifestent pour exiger sa libération

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Le lundi 30 octobre dernier, suite à une accusation de détention illégale de munitions de guerre sans autorisation judiciaire, Mangoua Jacques, vice-president du PDCI-RDA et président du conseil régional de Gbêkê a été déféré à la maison d’arrêt de Bouaké. Ses partisans qui digèrent mal cette arrestation, sont sorti ce mercredi pour exiger sa libération à travers des manifestations dans les départements de Béoumi et Botro bloquant l’entrée de Laguibonoua (axe Bouaké-Béoumi) et celle de la ville de Botro. Dénonçant ont-ils dit,

« la détention arbitraire de Mangoua Jacques et plusieurs autres personnes après la crise intercommunautaire qu’a connue le département de Béoum »Libérez Mangoua Jacques et tous les autres », « Nous sommes prêts à en découdre. Ils doivent libérer Mangoua Jacques »,​ « Trop, c’est trop. Que justice soit faite pour tous », scandaient les manifestants qui ont érigé des barricades à l’entrée de Languibonou (axe Bouaké-Béoumi), empêchant la la circulation entre ces deux localités.

Dans le département de Botro également, les populations et principalement des jeunes partisans du PDCI-RDA, ont eux aussi pour les mêmes raisons, bloqué la route reliant Bouaké à Botro, armés de machettes et​ autres armes blanches, provoquant des embouteillages à l’entrée de la ville de Botro. Joint au téléphone, un jeune leader du PDCI-RDA dans l’anonymat affirme que l’arrestation de Mangoua Jacques est une injustice de trop qui n’a pas son sens. « C’est pourquoi, nous militants du PDCI-RDA, nous avons décidé à travers cette​ manifestation de traduire notre mécontentement face à cette décision de justice », a dit notre interlocuteur. « Tant que Mangoua Jacques n’est pas libéré, nous serons là pour nous faire entendre. C’est un complot qui ne dit pas son nom. Nous assistons aujourd’hui à un plan pensé, conçu et qui est en train d’être mis à éxecution et qui vise ternir l’image de notre frère Mangoua Jacques », a​ affirme avec véhémence Clément, un instituteur de Botro venu manifester.

Aussi, dans les sous préfectures de Bodokro et N’guessankro, village natal de Mangoua Jacques, des jeunes le visage badigeonné de charbon et de caolin avec des armes blanches, se sont également soulevées contre ce qu’ils qualifient « d’arrestation arbitraire »A Béoumi, toute la matinée, les rues étaient désertes, les établissements scolaires et le marché vides, boutiques et commerces bien fermés. De Languibonou à Béoumi, en passant par Botro, N’guessankro et Bodokro, le calme reste très précaire. Aucun affrontements ni blessé n’a été signalé. Le calme est revenu, dans l’après, après des pourparlers entre les autorités administratives, sécuritaires et populations à lieu. Les dispositifs sécuritaires de la gendarmerie et la police nationale dans ces localités ont été renforcés par un important renfort d’éléments de la gendarmerie mobile, du CCDO et CRS. Il faut rappeler que Mangoua Jacques a été interpellé et gardé en vue le vendredi 27 septembre 2019. Le 30 septembre dernier, il a été placé sous mandat de dépôt et devrait comparaitre devant le tribunal correctionnel ce jeudi 3 octobre à Bouaké. Pour le procureur Koné Braman, il s’agit ni plus ni moins à Jacques Mangoua qu’il n’est pas le propriétaire des objets retrouvés dans sa résidence de B’guessankro.

JPH

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