Bouaké/Trois magasins soufflés par un incendie

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Il est 15h21mn, lorsque nous arrivions sur les lieux où s’est produit l’incendie, au quartier air france de Bouaké. Les magasins ont été ravagés par l’incendie, le samedi 20 octobre dernier. L’incendie qui se serait déclaré aux environs de 15h26mn a entièrement ravagé trois magasins, notamment un magasin de tapisserie, un salon de coiffure-dame et le magasin de pompage de gaz butane comme carburant des taxis aux abords du collège TSF de la ville de Bouaké. A notre arrivée, l’incendie avait déjà été circonscrit par les soldats du feu de la 3ème compagnie des sapeurs-pompiers militaires de la région du Gbèkè. Selon les informations recueillies, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, cependant les dégâts matériels sont importants. Le jeune Abou, gérant du magasin de gaz, a été évacué très rapidement aux urgences du CHU de Bouaké pour des soins intenses. Dame Adjo Adèle, trouvée sur les lieu, inconsolable et propriétaire du salon de coiffure, nous relate les faits: << on était là et un coup ,on aperçoit la fumée sortir du magasin de gaz, géré par le jeune Abou. Il est sorti, tout le corps tout blanc, brûlé par les flammes de feu du gaz. Ce sont ses cris qui ont attiré notre attention. Mais c'était déjà trop tard. J'ai pu sauver quelques matériels de travail surtout les plus importants de mon magasin et le reste a été emporté par le feu. nous demandons à la mairie de faire quelque chose car le gaz est très dangereux pour la population et surtout les élèves. Des magasins de gaz aux abords des écoles c’est très dangereux pour nos enfants, le gérant ne sait même qu'il ne doit pas fumer ou être tout le temps au téléphone à coté des bouteilles de gaz >> nous a t-elle relaté. Les explosions des bouteilles vont perturber les cours au collège TSF. Ce qui va pousser les professeurs à libérer les élèves et surtout à cause des projections des bouteilles afin d’éviter le pir. << on était en plein cours quand tout d'un coup on entend les bruit d'explosion des bouteilles de gaz qui collé à la clôture de l'établissement. On ne pouvait plus garder les enfants. On ne sait jamais, alors c'est ainsi qu'on a libéré les enfants. On les a plusieurs fois demandé de quitter aux abords de la clôture mais peine perdue, ils ne veulent rien savoir. Nous demandons à nous autorités de faire quelque chose >> s’est inquiété, O.S, professeur de physiques. Les causes de l’incendie restent pour l’heure inconnues. Il faut noter aussi que, les voitures de transport en commun à Bouaké, les taxis communaux et les taxis-brousses, utilisent le gaz butane comme carburant. Ce qui pousse de nombreux jeunes à s’adonner à ce métier sans les mesures de prudence et nous assistons tous les jours à ces genres de drame dans la capitale du Gbêkê.

O.K

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