Que n’a-t-on pas entendu jusque là depuis le début de la CAN 2019 chez les Pharaons ? De ma petite tribune, j’ai entendu dire que telle équipe était favorite, telle autre pays un petit sans grade. C’est vrai, nous sommes encore loin du podium, mais après le premier tour, et surtout après les premières rencontres des huitièmes, je suis sûr que beaucoup de langues se sont déliées. Le favori, c’est donc sur le terrain. Le 5 juillet 2019 restera à jamais gravé dans l’histoire du sport béninois et africain. C’est ce soir-là que les « Écureuils » se sont réellement installés à la table des grands du football africain. Ils ont éjecté en huitièmes de finale de la CAN égyptienne des Marocains d’un certain Hervé Renard que tout le monde donnaient pour un super favori. Résultat, désillusion totale. Les écureuils ont mangé les lions ! Le pays organisateur de sa « CAN », l’Egypte, grandissime favori, passe à son tour à la trappe. Les Sud-Africains ont surpris les Égyptiens avec Moh Salah 1-0 en huitièmes de finale de leur Coupe. Choqués, les « Pharaons » ont dû fuir les micros et les caméras, avant que leur sélectionneur, Javier Aguirre, ne soit viré et que le président de la Fédération égyptienne de football, Hany Abo Rida, ne démissionne. Pendant ce temps, les « Bafana Bafana  », du pays de Nelson Mandela eux, repêchés in extremis, ont tenu à rendre hommage à un public égyptien très fair-play. Total, deux favoris sortent par la petite porte, « la queue entre les jambes comme un chien vaincu dans une bataille face à un autre molosse ». Le Sénégal va continuer la route comme favori en redoutant, il est certain ce terme attribué à l’Algérie qui dit ne pas en vouloir. Cameroun et Nigeria était un match de deux favoris et donc forcément, l’un devait y laisser sa peau, C’est au finish que les champions d’Afrique sortants et sortis y ont laissé leur crinière. « Il y a quand même de quoi avoir des regrets », affirment les Lions. « Je ne le crois pas », avance Gaëtan Bong. Il ajoute : « Le Bénin, troisième de notre groupe s’est qualifié contre le Maroc. Dans une compétition, il y a toujours un peu de chance. Le Bénin n’avait gagné aucun match (en CAN, ndlr) avant d’éliminer le Maroc. » « Il y a quand même de quoi avoir des regrets », dit Georges Mandjeck qui est sorti avant les deux derniers buts du Nigeria. Le joueur du Macabi Haïfa aurait voulu rester sur le terrain mais accepte le choix du coach. « Je crois qu’il y a eu des erreurs d’inattention. Le Nigeria n’a pas été dangereux. Je voudrais revoir les deux buts. Je ne sais pas comment ils sont arrivés ». Et donc, me voici conforté dans ma position depuis ma petite tribune: LE FAVORI C’EST SUR LE TERRAIN.

JPH

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