Côte d’Ivoire/À Bouaké le préfet Tuo Fozié se dresse contre l’incivisme

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Les cries qu’a connues la Côte d’Ivoire ont indéniablement laissé des traces difficiles à effacer. À Bouaké la ville se caractérise aujourd’hui par un incivisme des plus déroutants.

Depuis sa prise de fonction, le préfet de région, préfet de département de Bouaké, Tuo Fozié, a pris son bâton de pèlerin pour redonner à Bouaké, la capitale du gbêkè son lustre d’antan. Ainsi depuis le 18 novembre 2018, le gouverneur et les autorités administratives, élus et militaires multiplient des rencontres de sensibilisation avec toutes les franges de la population de la ville de Bouaké. La phase de sensibilisation a connu un ralentissement pour faire un bilan à mi-parcours mais les choses n’ont toujours pas bougé comme souhaité. Il y a deux mois, le ministre des transports Amadou Koné, fils de la région a offert près de 600 casques de moto permettant aux conducteurs de mototaxis d’être en sécurité. Ces casques, après quelques semaines ont disparu de la circulation s’ils ne sont pas purement et simplement accrochés aux guidons des motos. Conséquence les accidents continuent de faire fureur avec leurs lots de blessés et de morts.

Vu ce constat triste et amer, le préfet et les autorités militaires ont repris les rencontres de sensibilisation pour mieux toucher toutes les populations. Ainsi, hier, lundi 06 mai dans la salle du palais du carnaval, le préfet a initié une autre rencontre avec les chefs traditionnels, coutumiers, les guides religieux et les chefs de communautés afin de transmettre le message à leurs populations.

Le directeur régional des transports, Sako Brahima a développé sur 03 thématiques à savoir le téléphone au volant, l’alcool au volant et l’excès de vitesse << ces trois thématiques tiennent dans la logique de ce que Bouaké est une ville de désordre. L’indiscipline règne. Alors, nous, en tant qu’autorités, nous avons le devoir de ramener l’ordre dans notre cité. Nous nous rendons compte sur l’aspect comportemental que certains usagers ont toute la documentation mais avec un comportement malsain. Il n’y a pas de mort en sécurité routière mais des tués >> a indiqué, le directeur des transports.

Les statistiques montrent que de 2010 à 2016, il y a eu 46291 accidents avec près de 4583 morts et 40.000 blessés graves. Il faut noter que sur la grande voie la A3, traversant la ville de Bouaké du corridor sud au corridor nord, il n’y a pas d’accotement. Toute chose qui favorise l’insécurité. Les véhicules sont obligés de stationner sur la chaussée.

Sur ce point, le maire Djibo Nicolas a promis le réaménagement très bientôt de la A3.

O.K.O

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