Côte d’Ivoire/A Bouaké timide reprise des cours au secondaire, le primaire toujours fermé

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Des syndicats et là ministre de l’éducation ntionale Kandia Calara avaient annoncé la reprise des cours dans le secondaire et le primaire pour ce lundi 4 mars après plus de six semaines de grève. Malgré cette double annonce de reprise, la situation reste confuse sur le terrain à Bouaké.

La reprise, on peut le dire, est timide dans le plus grand nombre des établissements scolaires primaires, secondaires publics et privés de la capitale du centre ce lundi 04 mars 2019. Cette reprise des cours intervient après plus de six semaines d’arrêt de travail observé par les enseignants pour une serie de revendications, entre autres la revalorisation de l’indemnité de logement, l’annulation des cours des mercredi…Le constat que nous avons fait en parcourant plusieurs établissements est que les élèves et les enseignants étaient présents au secondaire. Dans les collèges et lycées les profs tout en étant présents, n’ont pas dispensé d’enseignements, sauf pour quelques uns parmi eux. « Oui, l’heure est effectivement à la reprise. Mais d’emblée, nous ne pouvons pas être dans les classes à la première heure. Nous observons la situation. Dans tous les cas il faut dire que la reprise sera progressive », nous confie un enseignant au lycée moderne 2 de Bouaké, qui a affirmé que certains de ses collègues ont effectivement dispensé les cours. Au lycée moderne Nimbo un autre, enseignant est allé dans le même sens. « Nous sommes là pour la reprise. Mais nous constatons qu’elle est un peu timide. Mais cela peut se comprendre, parce que certains collègues sont en déplacement et d’autres n’ont pas encore l’information. Dans les heures qui suivent ou à tout le moins les jours qui suivront, nous allons atteindre le bon rythme ». Au lycée moderne Belleville, c’est également le même son de cloche. Un adjoint au chef d’établissement (Ace) nous confie que «  la plupart des enseignants sont présents, mais pas dans les classes à l’exception de quelques uns. Faut-il justifier cette situation par une certaine peur d’insécurité, un manque d’information ou à une nouvelle stratégie de grève ?Il faudra atteindre demain ou après-demain pour apprécier véritablement. Mais c’est déjà bon signe qu’on voit les élèves et des enseignants, chose qu’on avait pas observée depuis le 22 janvier ». Au lycée municipal Djibo Sounkalo, c’est après 9 h que quelques enseignants ont commencé à arriver quand les élèves eux, avaient déjà vidé l’établissement. Comme quoi l’information de la reprise n’est pas encore totale. Au primaire il n’y a pas eu de reprise dans la plupart des écoles et les écoliers qui avaient très tôt investi les classes ont dû rentrer à la maison. « Nous sommes partis a l’école mais nous n’avons pas vu les maîtres », nous lâche un écolier qui regagnait la maison avec des camarades. Trouvé sur place, un instituteur d’un groupe scolaire d’Ahougnansou, là où même les motos des grévistes avaient été calcinées, nous dira qu’il était présent à son poste, mais a dû se retirer pour sa propre sécurité, parce que ses collègues ne se signalaient pas. « A huit heures trente minutes environs, j’étais pratiquement seul à l’école. Cela faisait peur. Donc je suis retourné à la maison. Il faut que l’information de la levée de la grève circule correctement. On nous parle d’une A.G le mercredi. Peut-être qu’après l’A.G les choses vont rentrer définitivement dans l’ordre ». Dans tous les quartiers que nous avons visités, les écoles préscolaires et primaires sont restées closes après un bref passage des écoliers qui n’y ont pas trouvé leurs maîtres. Les établissements privés eux, ont fonctionné sans connaître cette fois-ci de perturbations.
Au final on peut dire que la situation à l’école dans la capitale de Gbêkê se décante timidement et sûrement que les tous prochains jours, la reprise sera totale quand l’information parviendra à tous les enseignants.

JPH

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