La filière anacarde est dans la tourmente à Niakara. La raison essentielle, producteurs et acheteurs n’arrivent pas à accorder leurs violons sur le prix bord champ du kilogramme de la noix de cajou fixé à 375 f CFA par le gouvernement.

Comment en est – on arrivé là ? Depuis le lancement offociel de la campagne, sous le prétexte de n’avoir pas obtenu de financements pour acheter la noix de cajou, les acheteurs se livrent à la pratique de prix dérisoires allant de 200 à 250 fr et au mieux des cas à 300 fr CFA. Chose qui a fini par irriter les paysans.

Le mardi 19 mars une réunion qu’on pourrait qualifier de réunion bilan partiel de la campagne dans la zone, a eu lieu à la préfecture de Niakara sous la présidence du préfet. Après une analyse de la campagne précédente, celle en cours a fait à son tour l’objet d’intenses debats. .Le représentant local du conseil coton canacarde (CCA) a demandé aux acheteurs de respecter le prix indiqué par le gouvernement au risques de sanctions pénales et judiciaires. Mais les acheteurs qui estiment qu’il ne peuvent pas tenir cet engagement du fait des nombreuses taxes ont décidé purement et simplement de fermer boutiques. Aussitôt dit aussitôt fait. Actuellement tous les magasins d’achat de noix de cajou sont donc fermés à Niakara

Et comme le dit l’adage, « contre mause fortune il faut faire bon vent », les deux camps projettent d’organiser simultanément une marche de protestation.

Côté autorités on tente de faire mettre balle à terre. Parviendront-elles à faire entendre raison aux uns et aux autres ? Il faudra attendre le lundi 25 mars prochain jour prévu pour la manifestation de leur colère pour apprécier.

G.T

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