Côte d’Ivoire/À qui profiterait une guerre Ouattara-Bédié ?

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Franchement à qui profiterait une guerre Ouattara-Bédié
<< Le ciel s'assombrit, le tonnerre gronde déjà >>, a dit quelqu’un qui n’est pas n’importe qui dans ce pays. En suivant mon regard, vous le trouverez sûrement. Cela pour tirer sur la sonnette d’alarme au regard de la situation politique actuelle de la Côte d’Ivoire. Après lui, une autre illustre personnalité du pays a cru bon d’interpeller directement Ouattara et Bédié sur l’impérieuse nécessité pour eux de s’entendre pour ne pas laisser le pays basculer à nouveau dans une autre crise. Pour nous profanes, ces cris d’orfraie sont à prendre au sérieux. À qui profiterait une guerre Ouattara-Bédié ? Franchement en Côte d’Ivoire, pas à moi, pas à toi qui es en train de me lire, pas à Gbagbo à la Haye ni à l’oncle de Fologo à Péguékaha…En un mot comme en mille, à personne en Côte d’Ivoire. Mais la valse des sorciers, elle pétille déjà. À tous les coups, il faut opposer ces deux là. Franchement pour nous, cette guerre, si elle a lieu, nous rappellera le lézard qui détruit avec sa queue, ce qu’il a si difficilement construit. Et oui, cette coalition qui a glané beaucoup de lauriers veut tout oublier et repartir de rien avec tous les risques pourtant évidents. Quelqu’un a dit au Plateau, si le Monsieur là sort de prison, ce ne sera pas bon pour nous, nous bien entendu, eux qui sont aux affaires. Le citoyen lambda comme moi qui a vu Houphouët, connu Bédié, Guei, Gbagbo et aujourd’hui Alassane, nul doute, sera comme l’oiseau plongeur. Il recevra des gouttes de pluie, mais les secouera et continuera de plonger sans que son plumage entier ne mouille. L’exile sera pour eux. À vrai dire, il n’y perdront pas grand-chose, puisqu’habitués au phénomène. Cela rentre dans leurs habitudes et leurs enfants les attendent de l’autre côté de la berge. Toi et moi qui jouons le match à leur place dans les maquis, bars, restaurants, sur les réseaux sociaux, est-ce que nous en sommes conscients ? L’un d’eux a dit que ses bagages ne sont plu beaucoup en Abidjan. Prenons le au sérieux. Franchement. Toi et moi, tous nos bagages sont ici, si encore nous en avons. Eux partis, ils nous oublieront et boiront ensemble des nabuchodonosors quant nous auront de la peine à nous offrir un demi litre de tchapalo ou de bandji. Il ne nous restera plus que « le petit moins cher » comme l’appelle chez moi au quartier dans le bistrot de Moh Amoin ou chez tantie Adjoua. Alors ma réponse à la grande question, à qui profiterait une guerre Ouattara-Bédié est, à personne, sauf à Ouattara et Bédié et leurs suiveurs. Franchement.

JPH

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