Côte d’Ivoire/Le conseil des ministres à Bédié: « Il y a une ligne rouge à ne pas franchir »

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Le prince du Nambè, Henri Konan Bédié pourrait avoir des soucis à se faire après ses derniers propos du 5 juin dernier. Lors du Conseil des ministres de ce mercredi 12 juin, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le président du PDCI a franchi la ligne rouge.

En rappel, recevant des militants de son parti à Daoukro, Henri Konan Bédié déclarait que des étrangers armés, sous couvert de l’orpaillage, avaient investi les forêts ivoiriennes. Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) avait par ailleurs évoqué la fraude sur la nationalité par des ressortissants étrangers à des fins électoralistes. Les réactions qui ont suivi ces propos du Sphinx de Daoukro sont aussi bien abondantes que diverses et mitigées.

HKB, félicité pour la véracité de ses propos par ses admirateurs, est condamné formellement, par ses détracteurs qui dénonçent une prise de position xénophobe et tribaliste.

Lors du Conseil des ministres hebdomadaire de ce mercredi, le président Alassane Ouattara s’est indigné des propos de son ancien allié. Le ministre Sidi Tiémoko Touré, porte-parole du gouvernement ivoirien, qui rapporte les propos du chef de l’État, déclare :

« Le président de la République a fait une déclaration solennelle relativement à la déclaration maladroite et inopportune de l’ancien président Henri Konan Bédié pour prendre nos concitoyens à témoin. En effet, nul n’est supposé être au-dessus de la loi, et les uns et les autres devraient en tenir compte et mesurer par conséquent leur propos et leur attitude, au vu du contexte de la cohésion nationale et du vivre ensemble que nous souhaitons pour notre nation. À cet effet, il faut qu’il y ait des lignes rouges à ne pas dépasser dans les propos des uns et des autres. »

En effet dès la sortie de HKB, le ministre de la Communication et des Médias, Sidi Touré, déclarait en réction : « Le Gouvernement tient à rappeler à tous que le racisme, la xénophobie, le tribalisme et la discrimination raciale ou religieuse sont constitutifs d’infractions prévues et punies par la loi pénale. »

Après avoir « franchi la ligne rouge », le gouvernement ivoirien franchirait-il également le pas en lançant des poursuites judiciaires contre N’zue Ba ?

On ne serait pas en tort de le croire, avec la réaction de l’honorable Abel Djohoré, Député proche du RHDP unifié, affirmant : « Il n’y a pas d’âge limite pour aller en prison. Si Bédié enfreint les lois de la République, il doit répondre devant la justice. »

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