Côte d’Ivoire-Bouaké/ Des affrontements entre étudiants de l’UAO, font plusieurs blessés

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Les membres du Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (CEECI) se sont livrés une bataille rangée, le lundi 09 avril 2018, au Campus 1 et 2 de l’université Alassane Ouattara (UAO) à Bouaké. Le bilan de ces violents affrontement fait état de plusieurs blessés, ainsi que des dégâts matériels considérables. Selon les informations en notre possession, ces affrontements sont liés à une question d’argent entre responsables des sections du CEECI et membres du bureau national de la même structure estudiantine. Un fond serait octroyé au bureau national du CEECI par le Centre régional des œuvres universitaires (Crou) qui serait mal reparti entre les étudiants. « Le Crou de Bouaké donne un fond au bureau national du CEECI afin qu’il veille sur ses  installations sur les campus et dissuade les étudiants contre les grèves intempestives. Nous responsables des sections du CEECI qui abattons ce gros travail sur le terrain, ne sommes pas informés de la gestion de cet argent. Donc nous avons fait des publications sur les réseaux sociaux pour dénoncer cette injustice. Chose qui n’a pas plu aux responsables du CROU, qui à leur tour, ont appelé notre bureau national pour lui demander des explications sur notre sortie sur les réseaux sociaux. C’est ainsi que le président du CEECI,Traoré Karamoko alias TK et quelques uns de ses amis sont venus nous attaquer. Nous leurs représentants. Et ça nous n’allons pas nous laisser faire », s’est insurgé l’un responsable d’une section CEECI au campus 2 de l’UAO à Bouaké, en sang. Avec des  machettes, des gourdins et des pierres, les adversaires du jour se sont livré un combat sans merci ce lundi 09 avril sur les deux campus. Comme bilan le matin, l’on enregistre plus d’une dizaine d’étudiants blessés, des véhicules et des motos saccagés, des vitres de bureaux brisées…Le calme est revenu dans l’après midi sur les deux campus grâce à l’intervention des forces de l’ordre qui ont dispersé les étudiants avec l’usage de gaz lacrymogène, mais la tension était toujours palpable,. Selon un source policière, plus d’une dizaine d’étudiants auraient été arrêtés. Nous avons tenté en vain de joindre Traoré Karamoko alias TK, secrétaire général du CEECI pour avoir sa version des faits. Plusieurs étudiants ont choisi de rentrer à la maison, abandonnant leurs chambres en cité.

JPH

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