La rébellion armée de 2002 jusqu’ en 2011 a engendrée de multiples formes de violences. Ces différents traitements inhumains orchestrés sur les populations n’ont toujours pas encore connu une réparation digne de son nom. 

Au sein de la Coalition pour la justice et le pardon en Côte d’ivoire, (CJPVG-CI) l’impatience de connaitre un dédommagement réel se fait sentir. 

« Nous ne voulons pas demeurer éternellement victimes. Nous voulons contribuer à la promotion d’une paix durable et d’un développement inclusif. Pour cela, nous plaidons pour une assistance. Notre Communauté de 47 000 victimes réclame toujours réparation. 80 % des victimes de notre base de donnée est  issue de la crise postélectorale de 2011 en Côte d’Ivoire » a déclaré M. CLAVER EDOUKOU, Porte-parole  des Victimes et Président de la CJPVG-CI.

Cette déclaration, il l’a tenue lors de la journée commémorative des victimes de guerre de la région du Haut-Sassandra, récemment à Daloa.

Plus de 2000 victimes s’étaient mobilisées au cours de cet événement  pour porter le message de leur communauté. Une cérémonie qui a eu lieu en présence des chefs communautaires, des chefs religieux et aussi des représentants de partis politiques ainsi que le représentant du Ministère de la famille et de la solidarité.

Même si Ces personnes traumatisées par des mutilations, des viols, des tortures et autres formes de violences misent désormais sur le pardon, il n’en demeure pas moins qu’elles expriment un projet de prise en charge social ou communautaire afin d’apporter leur participation à la reconstruction de la nation Ivoirienne.

 Toutefois, la CJPVG-CI reconnait que Seulement 103 victimes ont connues une réparation sur 47 000 de leur fichier.  En attendant que le Gouvernement donne une réponse à des milliers de Blessés, un partenaire stratégique de la CJPVG CI  a décidé d’apporter son aide.

Il s’agit de l’Ong COCOOON, SUISSE dont la présidente est Virginie GUIGNARD, Professeur Architecte-Urbaniste.

Cette organisation, la main sur le cœur va construire un édifice sanitaire pour les victimes. Cet édifice permettra aux victimes d’aborder des stratégies de dialogues, des actions de justices, du suivi et conseils pour les orienter à la cicatrisation de leurs plaies

Au regard donc de ce premier contact, l’on peut souligner qu’une note d’espoir avec l’extérieur pointe à l’horizon.

Cette journée dont le thème : «  La résilience et la paix » était placée sous le parrainage de Touré Mamadou, ministre de la promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes.

Avec Tuo Tchang

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Veuillez entrer votre nom ici