Côte d’Ivoire/Extrait du discours du Président de la République devant les cadres, dignitaires religieux et têtes couronnées du Moronou

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… « Je tenais à vous dire que les deux mois derniers ont été des moments très difficiles pour moi. Très difficiles. Parce que je me suis adressé  à la nation entière le 5 mars dernier devant le parlement réuni en congrès pour annoncer que je souhaitais que la nouvelle génération puisse prendre notre place, nous qui avons eu la chance d’occuper d’avoir de hautes fonctions dans ce pays. Je ne citerai pas de nom, mais vous voyez les personnalités auxquelles je parle. J’ai indiqué à mes collaborateurs que j’estimais qu’à 75 ans, nous avons rendu d’énormes services à notre pays. Et que nous devons passer la main à une jeune génération. Et nous avons entrepris de le faire. Et le 12 mars nous avons, au niveau du RHDP, même si cette visite n’est pas politique, je me dois de vous expliquer ce qui s’est passé. Dès le 12 mars dans la quasi unanimité, nous avons porté notre choix sur Amadou Gon Coulibaly que vous connaissez tous, qui est l’arrière petit fils de GBON Coulibaly qui a porté le Président Houphouët à la députation dans les années 40 en France. Malheureusement mon fils Amadou Gon Coulibaly a eu quelques soucis de santé, mais cela a été réglé. Il est rentré le 3 juillet, en pleine forme. Nous nous sommes vu le 5 juillet, le 6 juillet, le 7 juillet, toujours en pleine forme, mais voilà que le 8 juillet, malheureusement il nous quitte après le conseil des ministres après avoir épuisé l’ordre du jour. Il a dit au gouvernement, à l’ensemble des personnes qui étaient présentes, M. Le Président de la République l’ordre du jour de conseil du mercredi 8 juillet est  épuisé. Il n’y a pas d’autre point à l’ordre du jour, je vous remercie. C’était ses derniers mots. Et quelques heures après, malheureusement Amadou Gon Coulibaly nous a quittés. Et cela a été un choc pour moi. Amadou Gon était déjà à mes côtés depuis 1990, tout comme le général Vagondo. C’était un fils. Bien évidemment nous avons une constitution qui prévoit qui prévoit l’organisation des élections selon un calendrier qui avait été mis en œuvre malgré la covid-19. Et nous étions à deux semaines du choix du nom du candidat à mettre sur le parrainage. Et nous n’avions que 7 semaines pour informer la Commission électorale indépendante de la décision du choix du candidat du RHDP. Mes frères et sœurs du RHDP se sont tournés vers moi pour me dire Président nous n’avons pas le choix. Nous sommes à quelques semaines de cette échéance importante et nous vous supplions d’être notre candidat. J’ai beaucoup réfléchi à cette séquence. Je me souviens c’était le 29 juillet, trois semaines après le décès d’Amadou Gon Coulibaly. Je me suis dit non, je ne peux pas revenir sur ma parole. J’ai donné ma parole à mes concitoyens. Ce n’est pas une question de constitution puisque la constitution de la troisième République autorisé tout le monde à se porter candidat s’il remplit d’autres conditions par ailleurs. Vous savez la constitution de la deuxième République qui portait l’âge limite à 75 ans n’aurait pas permis à certains d’être candidat, y compris moi même. La construction de la deuxième République demandait un bilan médical qui n’aurait pas permis à certains d’être candidat. Ainsi de suite. Donc la constitution de la troisième République a donné cette flexibilité pour une transition. Je me suis dis mais c’est vrai j’ai pris des dispositions pour partir. J’avais commencé à aménager mes locaux, ils étaient quasiment terminés, j’avais déjà activé mon Institut. Un soir j’ai dit à Dominique pourquoi je me torture tant. Est-ce que ma personne est au Dessus de mon pays ? Chacun a son destin. J’avais donné ma parole mais je me trouve dans une situation où mes compagnons de longue date, mes frères et sœurs qui m’ont porté au pouvoir, me demandent au regard de la constitution, d’accepter malgré ma décision d’être candidat. Je suis dit qui suis-je pour dire non à tout ce monde. Est-ce que mes plan personnels peuvent être mis au dessus des intérêts de mon pays. Donc j’ai décidé et j’ai assumé et je tenais à vous donner cette explication magestés. Et si je l’ai fait, c’est pour notre pays, c’est pour nos concitoyens. Je veux que la Côte d’Ivoire continue dans la paix »….

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