Côte d’Ivoire/Préfet et tenanciers de maquis à couteaux tirés à Niakara

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Les tenanciers de maquis et bars de NIAKARA et de sa périphérie sont en colère. Et même très en colère. A l’origine, il a été remis à chacun d’eux, un document auquel il devront se plier, relativement à une autorisation d’ouverture et d’exploitation de maquis par les services de la préfecture de Niakara. Il serait aussi question d’une taxe en gestation du côté de la mairie. (Nous y reviendrons) certainement.

Ici le document qui liste les pièces à fournir pour gérer désormais un maquis à Niakara

Pour le sujet du jour, lorsqu’on jette un coup d’œil sur le document (scanné si dessus) dont ivoirecho.net a eu copie, on se rend compte qu’il s’agit d’une longue liste de  papiers  constitutifs d’un dossier pour être désormais propriétaire de maquis. Vu la qualité des papiers et la lourdeur administrative, on peut dire que cela relève d’un parcours du combattant, car il faudra faire la navette entre Abidjan – Katiola et Niakara. Vu également le nombre de pièces à fournir (13) au total, et le coût de chaque pièce, ajouté à cela le transport, il faut un budget évalué à au moins 150000fr. 

Ce qui a fait dire à M. D.k propriétaire de maquis: << A cette allure, il n’y aura plus de maquis à Niakara >>. Et dame F.K aussi proprietaire d’un bar de renchérir: << Nous allons fermer nos maquis, on se débrouille un peu, si non ça ne marche pas >> . Même Les clients marquent leur solidarité avec les plaignants. K.Éric :<< Imaginez une ville sans maquis! Non, c’est trop leur demander >>.
Si on peut comprendre la démarche de l’autorité préfectorale qui a précisé au cours d’une réunion avec les tenanciers de maquis le 06/02/2019 qu’il s’agit << d’assainir ce milieu et de le rendre plus professionnel >>, il n’en demeure pas moins que c’est une pilule amère et donc difficile à avaler.

Niakara est certes un département, mais il demeure un gros village, ici les maquis sont de petites entités économiques dans lesquelles les gens se débrouillent pour subvenir aux besoins de leurs familles. La seule somme requise pour faire ce dossier peu à elle seule suffire à la résolution de pas mal de problèmes familiaux. Une source bien introduite au près de la préfecture nous explique qu’il s’agit d’un dossier recommandé par le ministère du tourisme, dans le but d’améliorer les prestations dans ce domaine. Il indique que c’est dans l’intérêt même des propriétaires de maquis qui pourraient se retrouver sur la carte touristique du pays et faire l’objet de recommandations au cas où la localité serait visitée. 

Tout cela est bien beau. Mais il ne faut pas tuer cette activité informelle qui fait vivre une frange de la population. Peut-être, faut – adaptater les coûts en fonction de la localité.

En attendant, les tenanciers de maquis de Niakara ne sont pas dans les bonnes dispositions pour se plier à ces conditions. 

Gnakouri Tostao

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