L’opposition ivoirienne réunie n’a pas apprécié le comportement du premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui a mis fin au dialogue politique opposition-pouvoir sans signature du rapport. Elle entend désormais se tourner vers le Président de la République Alassane Ouattara pour la reprise du dialogue politique.
C’est à travers une conférence de presse que l’opposition ivoirienne à exprimé sa déception et de désapprobation après l’arrêt brutal du dialogue politique avec le gouvernement.
Mardi 18 février 2020 au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire, les différents partis de l’opposition ivoirienne ont dénoncé «le manque de considération» du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, qui a mis fin lundi, aux discussions politiques sans signature de l’accord final.
Dans un communiqué lu par le Président de la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), les partis de l’opposition notent que «le gouvernement a interrompu d’une manière brutale, inattendue et inacceptable» la deuxième phase du dialogue politique ouvert le 09 janvier 2020. Ce «comportement est un manque de considération pour les organisations politiques nationales, la société civile et la presse [et] confirme la volonté du gouvernement à opérer un passage par la force», a indiqué le Professeur George Armand Ouegnin.
L’opposition ivoirienne note par ailleurs, l’échec de ces discussions menées par le gouvernement et qui se sont soldées par plus de points de divergence que de convergence. «Le gouvernement qui avait la charge de conduire ces discussions a échouer dans sa mission. C’est pourquoi aux yeux de tous les acteurs, il n’est plus guère et en aucune manière qualifié pour poursuivre ou reprendre lesdites discussions… Le chef de l’Etat qui est désormais directement interpellé par la situation inattendue grave et urgente qui se présente, accepte de prendre la mesure des périples qui menacent notre pays et décide de relancer ses discussions dans un cadre rénové, consensuel, inclusif et crédible au regard de l’intérêt supérieur bien compris de la Côte d’Ivoire ».
En rappel, il faut noter que l’opposition et le pouvoir se sont rencontrés quatre fois dans le cadre de la deuxième phase du dialogue politique. Sur les huit points posés sur la table de négociation, seulement un seul acquiert l’assentiment des deux parties.













