Côte d’ivoire / Visite de courtoisie : Soro exprime sa reconnaissance à Bédié

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Visite de courtoisie
Soro exprime sa reconnaissance à Bédié
L’ancien président de l’Assemblée Nationale, député de Ferkessedougou, Guillaume Kigbafori Soro était à Daoukro le 23 février, pour rencontrer le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié. C’est dans une ambiance carnavalesque, que l’honorable Soro Guillaume a été accueilli à l’entrée de la résidence du » Sphinx de Daoukro « , par les populations de la localité, avec à leur tête les élus, les chefs coutumiers, religieux et des communautés étrangères vivants dans la localité. Après l’échange des nouvelles entre les chefs de Dadiekro et Anoumabo à savoir Kouassi Komenan Jacob et Kadjo Konan, pour le compte du président Bédié et l’honorable Yao, député de Transua, pour l’illustre visiteur, l’honorable député de Ferkessedougou a donné de vive voix les raisons de sa présence à Daoukro. Il a d’abord signifié qu’il est venu exprimer sa reconnaissance au president Bédié, qu’il considère comme son père. Et d’être plus explicite :  » D’emblée, permettez moi de m’adresser au président Bédié, en lui disant toute ma gratitude, mon infini reconnaissance, pour l’affection, l’attachement qu’il me porte. Je veux vous dire une des raisons pour lesquelles, je lui suis reconnaissant. En mai 2017, des armes ont été découvertes à Bouaké. Toutes les oreilles autour du président Ouattara ont cru trouver là, l’occasion de me clouer au pilori. Une seule personnalité politique de haut niveau dans ce pays, à savoir le président Bédié, alors qu’il était loin des faits, et qui aurait pu croire à la thèse de ceux qui criaient au coup d’état que je mijotais, a insisté qu’il me faisait confiance. Il a dit qu’il ne peux pas croire que Soro ait caché des armes, dans l’intention de faire un coup d’Etat. Vous ne pouvez pas imaginer que ces propos du président Bédié, dans cette période où j’étais désemparé, m’ont donné de l’énergie. Et je me suis promis de lui garder toute ma reconnaissance, ma gratitude. Quel genre d’homme serais je, moi, s’il adverait que je devais le trahir à la première occasion ». Puis, de continuer dans ce sens, en précisant que le président Bédié a montré sa solidarité envers lui à cette occasion, à travers des interviews accordées à la presse française. Mieux, selon l’honorable Guillaume Kigbafori Soro, dès le premier rendez vous du président Bédié avec le chef de l’Etat Sem Alassane Ouattara, après l’éclatement de cette affaire, il a négocié la libération de son protocole, Soûl To Soul, incarcéré pour la circonstance, à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan ( Maca). Après cette marque de reconnaissance, l’ancien président de l’Assemblée Nationale dit être venu rapporter à son illustre hôte, les circonstances et surtout les raisons qui l’ont poussé à démissionner de la présidence de l’Assemblée Nationale. Il a insisté pour dire qu’il la fait, pour ne pas créer une crise institutionnelle, afin de déstabiliser le pays. Car, le Président de la République, voulait coûte que coûte qu’il adhère au Rhdp parti Unifié. Ce qui n’était pas de son gré. D’où leur point de discorde, qui a motivé le chef de l’Etat a lui forcer la main, pour démissionner. Dans ce sens, il a déploré que pour certains, la politique soit un jeu d’humiliation, une pratique de mépris, fondé sur la haine. Aussi, l’elu de la nation dit être venu présenter au premier responsable du parti septuagénaire, son bébé, à savoir le comité politique, qui :  » n’est pas un parti politique encore moins un mouvement. C’est un cadre surgenerice, qui permettra de réfléchir sur la Côte d’ivoire, son avenir ». Et de souligner qu’après cette mise en place de ce comité politique, il ne pouvait que venir prendre conseil auprès du  » doyen », pour également avoir ses bénédictions. Pour terminer, l’honorable Guillaume Kigbafori Soro a tenu à mettre en mission les populations de Daoukro, particulièrement les chefs traditionnels, tout en leur dictant sa conviction.  » Je suis contre la politique de la haine, qui veut que telle personnalité ne fréquente pas telle personnalité. Pourquoi ne fréquenterais je pas, le président Bédié, qui m’a présenté à vous comme son fils. Pourquoi ne devrais je pas moi, aller demander pardon au président Gbagbo, qui est mon aîné. Notre objectif n’est pas de creuser la haine, diviser le nord, le sud, le centre et l’Ouest. Notre objectif, après la guerre, c’est justement d’aller partout où la douleur persiste, pour apporter les mots de réconfort, d’apaisement. J’invite donc tout le monde au rassemblement, au pardon. J’invite la classe politique, les citoyens, particulièrement les chefs traditionnels à se fréquenter. Ne vous interdissez aucune rencontre, aucune alliance, tant qu’il s’agira de reconcilier les Ivoiriens et faire la paix en Côte d’ivoire », a t-il indiqué pour conclure.
E. Pisani

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