Harcèlement sexuel/Son chantage à son exe-épouse lui vaut 18 mois de prison

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Le mardi 15 mars dernier, un sexagénaire a été condamné à un an et demi de prison avec sursis en France, par le tribunal correctionnel de Castres (Tarn). Il ne supportait pas la séparation avec sa femme et s’est mis à la harceler pendant plusieurs mois.

Depuis le confinement, et malgré 22 ans de vie commune, l’homme de 62 ans et sa femme avaient fini par se séparer. Mais à partir de ce moment, il a harcelé jour et nuit sa compagne. Il la suivait en voiture, rôdait autour de son domicile situé à Fiac et se rendait plusieurs fois par jour sur son lieu de travail à Graulhet. Il lui envoyait également de nombreux SMS ainsi que des photos et vidéos de lui où il montrait son sexe en érection.

Malgré son désengagement sur le bail de la maison familiale, il revenait plusieurs fois dans le logement où vivaient encore sa femme et ses enfants, en escaladant le portail, pour voler divers objets comme le journal intime de Madame, des photos et des bijoux. Un jour, il est venu voler les culottes de sa compagne qu’il avait récupérées dans le panier de linge sale. Il envoyait également des SMS insultants dans lesquels il proposait à sa femme des rapports sexuels contre sa signature sur les papiers du divorce ou contre la somme de 55000€. Un chantage quasi quotidien. Une fois, il s’est rendu à l’institut de beauté où travaillait sa compagne et l’a attendue nu dans l’une des cabines. L’un des deux enfants du couple, âgé de 19 ans, a confirmé les SMS et menaces de son père avant de relater plusieurs épisodes où il a raconté avoir vu son père observer sa mère avec insistance depuis le jardin.

A la barre, l’homme raconte: « Je ressens beaucoup de honte et de tristesse. J’étais mal, j’étais en dépression, je sais que ça ne justifie pas tout. Je suis un homme médiocre…Pour les culottes, c’était ridicule », a confié l’individu à la barre.

« Non, c’est inquiétant Monsieur », a répondu aussi sec la présidente.

Depuis sa mise en examen, le prévenu est suivi par un psychiatre. Jusqu’au procès, il a été placé sous contrôle judiciaire et un bracelet anti-rapprochement (BAR) lui a été délivré.

« Depuis, je suis apaisée. Mais demain ?Je ne sais pas ce qu’il en sera », a confié la femme quant au prolongement ou non de ce dispositif évoqué par le tribunal.

« Je crois qu’il faut rappeler à Monsieur que l’obsession et l’amour, c’est quand même deux choses différentes. Certes, dans ce dossier on est sur Monsieur tout le monde qui n’a pas de casier judiciaire, avec une femme et deux enfants et qui connaît une mésentente avec son épouse qui décide de se séparer. Mais alors on vire dans une obsession maniaque et très inquiétante ! Je suis vraiment effarée. Et on se dit, quand il va réaliser qu’il ne la récupérera jamais, qu’est-ce qu’il va faire ? Parce que moi aujourd’hui, s’il y a bien une conviction que j’ai à l’issue de cette audience, c’est que le deuil de la relation n’est pas fait », a déclaré le procureur qui a requis 2 ans de prison avec sursis. Des réquisitions jugées « sévères » par l’avocat de la défense, qui a assuré que son client avait compris, que ses regrets étaient sincères et qu’il n’y aurait pas de récidive.

Après délibération, l’homme de 62 ans a été condamné à 18 mois de prison avec sursis. Le tribunal n’a pas prolongé le dispositif du bracelet anti-rapprochement.

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