KATIOLA/AFFAIRE VILLAGE ATTIENKAHA INCENDIE. Les présumés auteurs du sinistre jugés et condamnés.

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Le dossier de l’incendie du village Attienkaha (15km à l’Est de Katiola) depuis le 28 Août 2018, a connu son épilogue le Mercredi 15 Janvier 2020 dernier.

Au menu, Diallo Siaka dit Sami (29ans), Traoré Aboubakar dit Delpie Hikena(25ans), Koné Nangbo Yekigue(31ans) et Soumahoro Ousmane (30ans), quatre individus poursuivis pour ladite affaire comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Katiola.

Le verdict prononcé par le juge président Méa Méa Théophile est sans appel. Vingt-quatre ( 24 mois soit 2ans) de prison ferme assortis de la somme de 119.570.000Fcfa comme dommages et intérêts au village victime de l’incendie.

Les faits remontent au 28 Août 2018 comme précisé plus haut. Ce jour là, des individus, pour se venger de la mort d’un des leurs nommé Sogodogo Ahmed, avaient incendié et pillé le village Attienkaha qui avait été désigné par un charlatan (marabout) d’être auteur de l’assassinat de l’infortuné Ahmed. Face à la situation qui empirait, à en croire nos sources, des éléments de la brigade de la gendarmerie de Katiola étaient intervenus activement pour éviter « un conflit inter-communautaire ».

C’est justement au cours de l’intervention des gendarmes que les quatre  » acteurs piromanes » auraient été appréhendés. A la barre, les accusés ont tous plaidé non coupable, rejetant en bloc les chefs d’accusation retenus contre eux. Mais les nombreux témoins qui se sont succédé au pupitre du tribunal, ont accablé les prévenus en général, mais surtout formellement identifié le nommé Diallo Siaka dit Sami, le jour des faits. Ce dernier aurait été reconnu comme étant le leader du mouvement ayant occasionné l’incendie du village Attienkaha. Du moins selon l’un des témoins qui a affirmé l’avoir vu organiser et haranguer son groupe pour les représailles  le jour des faits.

Les résultats de l’enquête du procureur ont ont également établi le rôle de leader de Diallo Siaka dans l’accomplissement de cette « basse besogne ». Sami, le leader pyromane a tenté maladroitement de nier le portrait physique et vestimentaire que ses accusateurs ont décrit le jour de l’incendie, en reprenant sa description.

Mais le portrait qu’il a produit est digne soldat en situation de belligérance. Chaussures militaires de la garde républicaine, chapeau dozo (chasseur traditionnel) et de longs cheveux, selon ses propres propos.

En tout cas, dans son réquisitoire, le procureur a reconnu l’ensemble des accusés coupables de destruction volontaire de construction par incendie ou par tout autre moyen de véhicules (motocyclette), destruction volontaire d’instruments agricoles, vol en réunion, violence et voix de faits et complicité de destruction volontaire. Après avoir sensibilisé l’audience sur la dangerosité de ce genre de comportement et appeler à toujours recourir à la justice pour le règlement toute situation à problème, le procureur de la République a requis 24 mois de prison ferme, 500.000fcfa d’amende et 119.570.000fcfa comme dommages et intérêts au village Attienkaha et bien sanctions pénales.

Le juge président a confirmé par son verdict, le réquisitoire du procureur. Les deux années de prison devront permettre aux  quatre qui ont eu moins de chance que d’autres qui n’ont pas certainement été appréhendés, de faire le bilan des agissements négatifs de masse.               

Assemian Navenko

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