Dieu nous a donné la parole pour en faire usage. C’est évident. Nous parlons donc pour exprimer nos idées et nous faire comprendre. Mais cela est-il suffisant pour parler et parler ? Autrement dit pour trop parler ? Tout excès nuit dit-on. Il faut donc de la mesure en tout. Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, à cette heure H, certains parlent trop. Nul doute, ont-ils trop de choses à dire. C’est peut-être leur droit. Mais moi de ma petite tribune j’ai observé qu’ils n’étaient pas étrangers à ce qu’ils croient critiquer aujourd’hui avec véhémence. Oui ils ne sont pas du tout étrangers à ce qui s’est passé dans ce pays. Peut être que c’est pour cette raison qu’ils parlent et parlent. Quand on a été le numéro deux d’un pays, on ne peut pas, ou on ne devait pas venir du jour au lendemain, jeter les tares du régime au seul numéro un. Il ne faut pas endosser seulement ce qui est bon et ne pas se reconnaître dans ce qui n’est pas bon ou est moins bon. Cela peut s’apparenter à de l’irresponsabilité. Et puis cette affaire de demander pardon là vient d’où ? On peut affirmer qu’on demande pardon, soit. Mais pardon pourquoi, pardon pour quelle faute ? Il faut avouer de prime abord son sa faute, son crime avant de demander qu’on nous pardonne. Simple question de logique. Pour avoir dirigé une partie du pays comme un numéro un et avoir été numéro deux de tout le pays, quelle faute avez-vous commise pour chanter sur tous les toits que vous demandez pardon. Avant de parler et parler, répondez à cette question. Une seule question Monsieur, si votre toge de Président de l’une des plus prestigieuses de nos institutions ne vous était pas enlevée de force dîtes vous, alliez vous parlotter comme vous le faites aujourd’hui ? Attention le peuple n’est pas dupe. Il vous a suivis hier, il a épié vos gestes avant-hier, il vous suit encore aujourd’hui. Il enregistre vos litanies actuelles qui ressemblent à de l’enfantillage. Dommage pour nous qui avons cru et espéré en vous. Comment toi d’ordinaire si bavard a pu prendre ce virage à 180% ? Frustré tu as dû l’être mais il faut savoir raison gardée. La sagesse enseigne que le silence est l’arme des forts. Mais si tu persistes à vouloir vaille que vaille parler et parler, alors remue et remue ta langue dans ta bouche avant. Nous refusons nous autres de te laisser t’enfoncer chaque jour un peu plus dans la forêt. Tu pourrais ne plus retrouver le chemin du retour. Parler et parler franchement, tel que tu le fais aujourd’hui risque de te perdre. Or tu comptes pour nous, pour de milliers d’Ivoiriens qui ont encore de l’estime pour toi. Regarde dans ton entourage immédiat. Certains qui se disent frustrés te poussent dans le dos parce qu’à travers toi, ils espèrent régler des comptes. Demain eux aussi parleront et parleront. A bon entendeur…salut.

JPH


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