NIAKARA / JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME 

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La mortalité des femmes en couches décriée.

La journée internationale de la femme du 08 Mars dernier a été célébrée dans une ambiance particulièrement lourde à NIAKARA. Pour cause, l’ensemble des femmes de la ville semblait n’avoir pas fini de faire le deuil de quatre des leurs, enceintes et qui ont perdu la vie dans des conditions fâcheuses ces cinq derniers mois, selon dame TOURE PENALY, porte-parole du collectif des femmes de NIAKARA. Mme TOURE et les siennes, ont justifié ce drame à répétition par le manque criard d’infrastructures sanitaires à l’hôpital général de Niakara. Notamment absence de bloc opératoire , de service de radiologie et d’échographie. Aussi, a-t-elle évoqué la responsabilité de l’état de dégradation très avancée de la route internationale, A3 qui ne favorise pas une évacuation rapide des femmes ayant un accouchement difficile. « Pour un accouchement compliqué , un problème d’hernie ou d’appendicite , nous sommes obligés de tenter de nous rendre à Katiola au risque de notre vie puisque nous devons parcourir 65km en 02h voir 03h compte tenu de l’état de la route. C’est vraiment déplorable. » S’est-elle indignée, non sans se demander pourquoi les autorités compétentes ne priorisent pas la dotation des centres de santé en infrastructures adéquates. Car pour les femmes, « comment comprendre qu’un hôpital général ne puisse pas bénéficier d’un bloc opératoire et d’un service de radiologie», va-t-elle s’interroger. Les manifestations de la journée internationale de la femme à NIAKARA ont été une tribune pour les femmes pour appeler à l’aide. « Nous saisissons la célébration de la journée internationale de la femme pour lancer un appel pressant à Mme la ministre de la santé, afin qu’elle nous vienne en aide. Notre cri de cœur va également à l’endroit de notre Maman Nationale Mme DOMINIQUE OUATTARA. Nous espérons beaucoup d’elles car en tant que femmes, elles comprennent mieux la douleur d’une femme en détresse. » A conclu Mme TOURE PENALI. Pour rappel, quatre femmes enceintes ont trouvé la mort au terme de leur grossesse alors qu’on tentait pour certaines de les évacuer sur l’hôpital de Katiola. Il s’agit des décès de Mesdames Apalo Touré le 22 Sepembre 2017, YEO le 03 Novembre, Traoré le 08 Novembre et de Sidibé Karidja le 14 Janvier 2018.

AK

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