Projet d’appui à l’accès des femmes à la propriété foncière dans les zones nord et ouest de la Côte d’Ivoire : Vers la mise en œuvre effective par l’Usaid et ses partenaires

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D’une durée de trois (3) ans, soit d’octobre 2021 à septembre 2024, d’un coût global d’environ 2 milliards de francs Cfa, mis en œuvre dans 30 villages des régions du Poro, du Tchologo, du Béré pour la zone nord mais également, à l’ouest de la Côte d’Ivoire dans les régions du Tonkpi et du Guémon ; le projet d’appui à l’accès des femmes à la propriété foncière (Afpf) de l’Usaid entend amener les femmes à une participation inclusive dans la gouvernance foncière en vue d’éviter l’insécurité foncière et permettre leur égal accès à la terre au même titre que les hommes.

A cet effet et ce, après les cérémonies de lancement des villes d’Abidjan et Man, il a été procédé à celle de Korhogo. C’était le mercredi 11 mai 2022, à l’hôtel rose blanche, en présence des autorités administratives, politiques, religieuses, coutumières ainsi que de toutes les parties prenantes au projet. Remise des rapports-analyse de l’économie politique et connaissances, attitudes et pratiques ; présentation de films, d’activités du projet ; panels suivis d’échanges sur les enjeux des droits fonciers des femmes et autres allocutions ont, constitué, entre autres, les grandes articulations de la cérémonie de la cité du Poro.

Au nom du préfet de la région du Poro et du département de Korhogo, Mme Lobouet Hortense Amani Michelle s’en réjouit en ces termes : « dans la gouvernance foncière, les femmes produisent 60 à 80% de la nourriture Malheureusement, en dépit des efforts consentis par l’Etat, elles sont confrontées à de sérieux défis pour accéder à la terre et au financement. Selon les données de l’agence foncière rurale (Afr) de 2021, seulement 12% des femmes tiennent un certificat foncier (…) Si, les femmes ne sont pas prises en compte dans la gestion de nos terres, nous serons exposés à l’insécurité foncière », a fait savoir l’autorité préfectorale de Dikodougou. 

Pour Terah De Jong, au vu des résultats contrastés en matière de l’accès des femmes à la propriété foncière au cours de ces dernières décennies, il importe d’expérimenter un nouveau modèle de promotion des droits fonciers de ces dernières « nous espérons, à travers ces études et approches de dialogue, de sensibilisation basées sur les normes socio-culturelles existantes sur la fourniture d’assistance et d’accompagnement à l’obtention de divers documents sécurisant les droits fonciers des femmes, pouvoir  créer quelques bons exemples qui pourront servir de modèles pour d’autres projets et pour l’Etat de Côte d’Ivoire (…) Etablir un pont entre les croyances et coutumes des communautés et la loi, les textes législatifs relatifs à la propriété foncière des femmes », a fait remarquer le chef du projet.

Billy Kakao

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