RDC/A la découverte du volcan Nyiragongo

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Le Nyiragongo est un stratovolcan de la vallée du grand Rift situé en République Démocratique du Congo. Il est localisé dans les montagnes du Virunga à une vingtaine de kilomètres au nord de la ville de Goma et du lac kivu et à l’ouest de la frontière du Rwanda. Par sa proximité avec des zones densément peuplées, ses éruptions fréquentes dont la dernière a débuté le 17 mai 2002 – avec une nouvelle phase éruptive le 22 mai 2021 – et la présence d’un lac de lave quasiment permanent (une rareté dans le monde) pouvant se déverser sur ses pentes en de longues coulées de lave considérées comme les plus rapides au monde, le Nyiragongo est un des volcans les plus actifs et dangereux d’Afrique.

La ville de Goma, en grande partie évacuée, en République démocratique du Congo, reste à la merci du Nyiragongo, le volcan le plus dangereux d’Afrique avec son lac de lave en fusion.

Le Nyiragongo est à l’origine depuis une dizaine de jours de l’exode de centaines de milliers d’habitants de la ville congolaise de Goma en RDC. Le Nyiragongo, le volcan le plus dangereux d’Afrique, menace à nouveau cette ville située dans l’est du pays. Ce volcan, situé dans le grand rift est-africain, continue d’intriguer les scientifiques et de constituer une menace perpétuelle pour les habitants de la région.

La lave n’est pas seulement permanente dans le Nyiragongo mais sa consistance est elle aussi très spéciale souligne Dario Tedesco, professeur de volcanologie à l’université de la Campania en Italie. Ce volcanologue très réputé se trouve actuellement à Goma et décrit une lave extrêmement fluide et très peu visqueuse. « Il n’y a pas de lave semblable ailleurs sur la planète, c’est une lave unique ». Cette fluidité « permet d’atteindre des vitesses exceptionnelles : jusqu’à 100 km/h lorsqu’elle dévale les pentes, ce qui explique sa dangerosité ».

Une éruption pas prévue.

La précédente éruption du Nyiragongo était en janvier 2002. Elle avait fait plus de 100 morts. Depuis, le danger a pris une autre dimension : la population ayant plus que doublé, comme le relève Valérie Cayol, « en 2002 il y avait 500 000 personnes à Goma, maintenant il y en a plus d’un million ». La situation politique instable dans la région du Nord Kivu explique ce déplacement des populations vers la ville. « Ils se sont réfugiés à Goma et ceci accroît le risque ».

Le Nyiragongo gronde, les populations de Goma n’ont d »autre choix que de partir

Avec cette surpopulation, il suffit désormais d’une éruption même minime pour que les choses tournent mal. Ce fut le cas il y a un peu plus de dix jours. Dario Tedesco relève que le 22 mai, on a assisté à « une toute petite éruption bien moindre que celle de 2002 ». Elle aurait eu de moins graves conséquences selon lui si elle s’était produite en 2002 car « la véritable raison des dégâts actuels sont dus au fait que la population s’est beaucoup rapprochée du volcan »

Au petit matin du 23 mai dernier. La lave s’est heureusement arrêtée à tout juste 300 mètres des abords de Goma. Mais la catastrophe a touché dix-sept villages environnants causant au moins 32 morts et détruisant des centaines d’habitations.

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