Mieux cerner les défis sécuritaires dans la région du Poro, faire l’état des lieux tout en posant un bon diagnostic en vue de trouver des solutions idoines et durables sont, entre autres, les principaux objectifs visés par cette troisième session d’échanges. C’était le jeudi 13 avril 2023 dans la salle multimédia de la préfecture de région de Korhogo.
Cofinancé par l’Union européenne et la Fondation Friedrich Ebert, et mis en œuvre par la Fes et le Réseau ivoirien pour la défense des droits de l’enfant et de la femme (Riddef), le projet « Finances publiques, je participe ! », vise à contribuer à une meilleure gouvernance de la gestion des finances publiques à travers une plus grande participation des femmes singulièrement.

« Défis sécuritaires dans la région du Poro », c’est principalement à cette problématique que le commissaire Touré Ismael de l’école de police Amadou Gon Coulibaly de Korhogo, le secrétaire général de la confrérie locale Dozo, Ouattara Bakary, et Koné Bintou de la Fédération nationale des travailleurs du textile, du coton et de l’anacarde et ce, au nom de la société civile, ont tenté de répondre au cours de ladite séance.
Les trois panélistes se sont, dans un premier temps, appesanti sur les acquis en termes de défis sécuritaires. Non sans relever les difficultés rencontrées. Avant de proposer des recommandations pour une meilleure implication de toutes les couches de la population autour de la problématique. Parmi ces recommandations, on pourrait citer la franche collaboration entre les Forces de défense et de sécurité et les populations ainsi que la fin des interventions tous azimuts pour freiner les poursuites engagées contre les auteurs de viol et de grossesses précoces, particulièrement en milieu scolaire.
Les intervenants ont analysé la co-relation entre la sécurité, la cohésion sociale et le développement de la région du Poro.
Le sous-préfet de Komborodougou, Irié Bi Ya Marius, représentant le préfet du Poro et du département de Korhogo, et le coordinateur du projet, Marius Wognin, ont affirmé que le choix du sujet du débat public n’est pas fortuit. Selon eux, le thème est d’actualité et mérite d’être débattu et cela, d’autant plus que la zone s’ouvre sur les frontières du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée et que les deux pays cités en premier sont en proie au terrorisme.

Bien avant, les participants ont salué l’initiative. Pour eux, il faut que les uns et les autres prennent conscience de la préservation d’un climat de paix et de quiétude afin de vaquer tranquillement à leurs occupations quotidiennes.
Billy Kakao













