RHDP Arikokaha-Niédiékaha/Entretien. Coulibaly Gninhoyo dit Tshabio, Délégué zone: « Le Président Alassane Ouattara est une assurance tous risques pour la Côte d’Ivoire »

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Le Délégué zone RHDP Arikokaha-Niédiékaha, Coulibaly Gninhoyo dit Tshabio, dans un entretien avec Ivoirecho, a abordé l’opération E-militant, faisant le point des enrôlés à ce jours, les difficultés rencontrées sur le terrain et ses attentes pour que cette opération puisse connaître un plein succès dans sa zone. Il a également relevé son objectif immédiat qui reste l’enrôlement à 100% de ses militants avant de dire sans ambages qu’il soutient sans réserve la candidature du Président de la République Alassane Ouattara à la présidentielle de 2025. En attendant, le D.Z dit être à l’écoute des mots d’ordre et orientation de la direction du parti par rapport à l’élection présidentielle à venir.

Le Patriote. Quel est l’état des lieux dans la zone RHDP Arikokaha-Niédiékaha ?

M. Coulibaly Gninhoyo dit Tshabio. L’indicateur qui peut permettre aujourd’hui d’apprécier la santé du parti dans notre zone, est l’opération E-militant demandé par le parti pour enrôler les militants. Au regard des résultats obtenus, nous ne sommes pas totalement satisfaits parce que nous sommes très loin du compte. Mais cela ne reflète en rien  le fait que nous n’avons pas une bonne adhésion des militants au parti. Bien au contraire. Mon avis sur la plateforme avec l’œil de l’informaticien que je suis, j’observe que ceux à qui nous avons confié le travail sur le terrain, ne maîtrisent pas généralement bien l’outil informatique, ce qui entraîne une certaine lourdeur. Ils ont aussi besoin d’un appui en matériels informatiques. A notre niveau, nous l’avons fait et parfois avec des appuis en connexions internet pour leur faciliter les saisies. Mais je dis en tant qu’informaticien, ce qui peut aider tout le monde, pas uniquement ma zone, c’est qu’on nous donne un tableau de bord fiable. On ne peut pas conduire une voiture sans tableau de bord. Nous faisons des enrôlements. Donc il faut enregistrer les militants en local, ensuite des validations sont faites au niveau du département puis une autre validation se fait au niveau central qui donne la qualité de militant enrôlé au niveau de la plateforme dans la zone. Or c’est le nombre de militants enrôlés que nous regardons. Et c’est ce nombre qui nous inquiète dans notre zone où toutes les sections ont fait des saisies en nombre important. Le département dit que les validations ont été faites, mais qu’il attend le retour au niveau central. Il nous faut un tableau de bord qui affiche clairement le nombre et les listes détaillées d’enregistrés, de rejets et des enrôlés par section. A chaque étape aussi, la liste de rejets et les motifs spécifiques (Manque d’informations, mauvaise qualité de la photo, absence de pièce d’identité…). Avec toutes ces informations, nous pouvons retourner vers nos responsables sur le terrain pour faire reprendre le processus là où il a failli et ajouter éventuellement ceux qui ne  sont pas enregistrés. Ce sont toutes ces choses qu’il faut voir et corriger. Il faut que la chaîne de validation soit fluide pour nous permettre d’être réactifs, sinon dans notre zone le parti se porte bien. Nous avons un contact permanent avec nos militants. Nous sommes prêts et déterminés à atteindre l’objectif de 100% d’enrôlés au niveau de l’opération E-militant.

L.P. Quel est votre objectif immédiat ?

C.G.T. Relancer la machine de l’enrôlement dans notre zone à partir du moment où nous aurons un bon retour par rapport aux indicateurs. Une rallonge  de deux mois nous a été accordée, nous allons la mettre à profit pour atteindre les 100%. Mais j’insiste qu’il nous faut des tableaux de bord assez parlants qui nous permettent de réagir conséquemment. Nous sommes en ordre de bataille pour recevoir les instructions du parti puisque nous sommes à seulement un peu plus d’un an de la présidentielle de 2025. Nous allons mettre sur pied, un mécanisme qui permette de maintenir la flamme militante au sein du parti.

L.P. Des voix s’élèvent à travers le pays pour demander la candidature du du Président de la République à la prochaine présidentielle. Votre position là-dessus. 

C.G.T. Nous nous associons pleinement à ces voix pour deux raisons évidentes. La première, c’est le bilan et le parcours du Président. Nous voyons que beaucoup a été fait. Nous voyons les projections pour 2030, 2050. Nous pensons qu’il devrait pouvoir conduire la barque tout au moins jusqu’en 2030, le temps pour lui de trouver une équipe qu’il forme pour passer le relais. Donc nous sommes d’accord avec cette position. La deuxième raison, c’est l’instabilité autour de nous. Pour éviter à notre pays de tomber dans ces moments difficiles que vivent nos frères des pays voisins malgré les gros discours, le Président Ouattara apparaît pour nous comme une assurance tout risque. La Côte d’Ivoire est aujourd’hui l’eldorado. En voyant la maestria avec laquelle il conduit le pays et comment il arrive à contenir toutes les velléités de déstabilisation et les nombreux problèmes auxquels sont confrontés les Ivoiriens, quand un homme est capable de tenir dans un tel environnement, il n’y a rien de plus rassurant que de lui confier la destinée du pays, le temps que Dieu lui-même l’inspire à trouver la personne la mieux indiquée pour prendre le relai et continuer. Nous sommes parfaitement d’accord, si c’était un sondage.

L.P. Un mot de fin

C.G.T. C’est un cri de cœur. Les militants de notre zone sont majoritairement des paysans. Ils nous laissent entendre que le prix d’achat de l’anacarde pour cette campagne n’est pas de nature à les encourager. Nous sommes obligés de remonter l’information, même si nous avons pris le temps de leur expliquer certaines choses. Cette situation complique notre travail sur le terrain parce que les militants ont l’impression que nous leur vendons du vent. Évidemment ils ont l’impression que leur pouvoir d’achat est en train d’être mis dans les secondes préoccupations. Cela est de nature à décourager la fièvre militante. Il faut que des dispositions soient envisagées, ne serait-ce que pour la campagne de 2025, pour redonner de l’espoir à nos militants sur le terrain. Hors mis ce cri de cœur, le parti se porte bien.

JPH

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