Situation sociopolitique en Côte d’Ivoire/Calme précaire à Daoukro, Bongouanou et Arrah paralysés

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On peut le dire, la campagne présidentielle n’a pas véritablement décollé à Daoukro. La capitale de l’Iffou n’a connu aucune manifestation du fait de cette campagne.

C’est donc un calme plat qui règne dans la ville. Jusqu’au moment où nous mettions sous presse, aucune affiche, ni banderoles d’un candidat n’était visible. Les populations vaquaient à leurs préoccupations quotidiennes loin des bruits de campagne.

Par contre, la distribution des cartes d’électeurs se déroulent dans une bonne ambiance. Les différents bureaux de vote, où ces cartes doivent être retirées sont visitées par les requérants. Des agents rencontrés sont satisfaits de l’affluence. Au niveau du mot d!ordre de désobéissance civile lancée par l’opposition, il n’est pratiquement pas suivi. Le seul bémol c’est la perturbations des cours dans les établissements primaires, secondaires publics et privés qui ont fermées tôt le matin.

Les commerces, magasins et marchés sont ouverts. Les véhicules circulent dans la cité. A ce niveau, il est a signaler que seule la voie d’accès à Daoukro à partir de la localité de Benanou était fermée au moment où mettions sous presse cet élément, car les populations ont fait tomber un gros bois sur le tronçon.

La voie d’accès sur Kotobi, qui mène à Abidjan était ouverte et un responsable de la seule compagnie de car, qui dessert Abidjan, nous a signifié que des départs ont eu lieu pour cette ville. L’autre voie d’accès sur Ouelle, longtemps fermée mercredi, était ouverte hier.

C’est dire qu’à part l’école paralysée, Daoukro a vecu une journée normale. Par contre, la tension était perceptible dans la région voisine du Moronou.

La chef de lieu de région, Bongouanou, a vécu des heures chaudes. La ville était quasiment paralysée. Commerce, marché, magasins, écoles, tout était fermé. Et pour cause, le fait que  des barrages ont été dressés le matin, par des jeunes de l’opposition, pour répondre au mot d’ordre de désobéissance civile n’a pas été apprécié par des partisans du pouvoir. Qui voulaient empêcher que les voies soient obstruées.

Résultat, des affrontements étaient perceptibles. La ville vivait dans la peur. Des dégâts matériels ont même été constatés. Les forces de l’ordre tentaient de ramener le calme. Le mot d’ordre de désobéissance civile a également été appliqué dans la commune d’Arrah, l’un des départements de la région du Moronou, jeudi et hier, avec pour énorme conséquence un grave accident.

En effet, dans la nuit du jeudi au vendredi, un car de transport n’ayant pas vu l’obstacle dressé sur la voie Arrah-Bongouanou, s’est retrouvé dans un ravin, en voulant l’éviter.

JPH

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