Vaccin contre le Covid-19/Bientôt des injections dans le nez pour lutter plus efficacement contre le virus ?

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C’est un mode d’administration qui n’a été que très peu exploré depuis le début de la crise sanitaire : des équipes de chercheurs s’attellent à développer un vaccin qui pourrait être administré par voie nasale Ces vaccins permettraient de stimuler les défenses immunitaires des muqueuses et de bloquer le virus lorsqu’il pénètre dans l’organisme

Peut-être n’aurez-vous plus bientôt à relever la manche de votre pull ou de votre tee-shirt pour vous faire vacciner. Actuellement, plusieurs équipes de chercheurs français comme l’Institut Pasteur ou encore la start-up Theravectyssont en train de travailler sur des vaccins qui peuvent être administrés par voie nasale. Le procédé est encore très peu exploité dans le monde : selon Ouest-France, sur les 300 vaccins qui sont en cours de développement pour lutter contre le Covid-19, une vingtaine seulement permettraient ce type d’administration. 

Une injection de vaccin par voie nasale aurait ainsi pour objectif de renforcer le système de défense des muqueuses. Celles-ci directement en contact avec l’extérieur mais disposent d’un système de défense particulièrement puissant, avec leurs propres anticorps (IgA) et des cellules qui permettent d’éliminer les virus. Les vaccins qui sont aujourd’hui utilisés pour lutter contre le virus ne stimulent pas (ou peu) ce système immunitaire  : « Les vaccins ARN sont un petit miracle, mais il y a des limites, estime Éric Tartour, professeur d’immunologie (hôpital Georges-Pompidou, à Paris), interrogé par Ouest-France. Ils ne génèrent pas d’immunité locale. On peut être vacciné, mais infecté par le virus qui va proliférer dans la muqueuse nasale. Et on peut le transmettre, même en étant asymptomatique ».

Développer des vaccins qui peuvent être administrés par voie nasale permettrait ainsi de bloquer le virus dès son entrée dans l’organisme. Les vaccins permettraient ainsi de protéger contre les formes graves de la maladie mais aussi de lutter contre les contaminations. « Si l’on veut arrêter l’épidémie, et c’est un devoir de santé publique, il faudra des vaccins muqueux, assure le Pr Tartour. Tant que les vaccins n’empêchent pas la transmission et donc la diffusion du virus, nous serons sous la menace de nouveauxvariants ». Pour l’heure, des tests sont en cours, notamment pour voir si les formules élaborées sont efficaces contre le variant Omicron. 

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