Côte d’Ivoire-Insécurité/Les vieux démons de retour à Niakara.

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On croyait le phénomène des coupeurs de route derrière nous dans le département de Niakara, tellement les usagers des routes et pistes de la région circulaient normalement ces derniers temps. Que non. La route Arikokaha–Niakara, via le village de Nangoniéka, a été à nouveau, la cible des coupeurs des routes qui y ont sévi 02 jours successifs, les lundi 30 et mardi 1er mai 2018, sans être inquiétés outre mesure. Selon un riverain d’Arikokaha B. C, les individus peu recommandables, au nombre 06, armés de kalachnikov, de gourdins et de machettes, dont certains étaient encagoulés et les autres les visages découverts, ont soumis tous les usagers qui ont eu le malheur d’emprunter cette route le mardi, jour de la fête du travail, à un sévère traitement. « J’étais le dernier à tomber dans les filets des braqueurs. Ils m’ont demandé de leur remettre de l’argent. J’ai dit que je n’en avais pas et que je partais au champ. Il m’ont alors pris mon portable qu’ils ont jeté par terre après en avoir retiré la puce. Ayant soulevé ma chemise, ils ont aperçu mon appareil photo numérique accroché à la ceinture. À l’aide d’un machette très tranchante, l’un d’eux a coupé la ceinture et s’est emparé de l’appareil. Je les ai suppliés de me le remettre. Ce qu’ils ont fait. Je peux dire que j’ai eu de la chance par rapport aux dizaines de victimes qu’ils avaient dépouillés et fait coucher dans la broussaille. Juste quelques instants après, ils ont tiré un coup de fusil en l’air, comme pour dire qu’il libéraient leurs otages. Chacun pouvait alors filer comme un lapin libéré de son clapier. Moi j’ai dû prendre la voie qui était tout droit devant moi et je me suis retrouvé à Nangoniékaha ». On ne déplore, fort heureusement aucune perte en vie humaine dans ces braquages. Mais l’on signale un blesse grave qui a reçu un coup de crosse de fusil à la tête qui a même cassé son casque de moto. L’on note aussi d’importantes sommes d’argent emportées, de même que des téléphones cellulaires et des sacs de voyage. Le mardi, la gendarmerie de Niakara est arrivée sur les lieux au moment où les malfrats s’étaient déjà retirés. C’est le lieu d’appeler à l’installation d’une brigade de gendarmerie à Arikokaha, ou à tout le moins, de détacher de façon permanente, des éléments de la gendarmerie de Niakara. Arikokaha, village centre et chef lieu de sous-préfecture, ne manque pas d’intérêt, avec la reprise de l’orpaillage clandestin à la mine d’or de Loho et la campagne de l’anacarde dont l’ensemble des villages, (Badiokaha, Niangbo, Nangoniékaha, Fononkaha) sont de gros producteurs.

JPH

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