Daloa/Des planteurs de café-cacao menacent de rentrer en grève le 28 mars prochain.

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Le dimanche 25 Mars 2024, les producteurs de café-cacao membres de l’Anaproci, ont ténu leur Assemblée générale ordinaire. Kanga Koffi a été reconduit président du comité d’administration par les délégués régionaux de l’Anaproci des 23 régions productrices de café-cacao.

A l’occasion, Koné Moussa, président du syndicat national agricole pour le progrès de côte d’ivoire,  » Synapci » a annoncé une grève illimitée des planteurs pour exiger une augmentation du prix du café-cacao.

Plusieurs autres organisations de ladite filière dont le conseil national des syndicats agricoles  » CONASACI » conduit par Marcel Tia, ont également pris par à cette AG.

Marcel Tia et l’ensemble des membres de son organisation ont exprimé leur mécontentement du fait que le cacao soit payé à 1000F.cfa/Kg en côte d’ivoire contre 5100 le kilogramme au Cameroun, 3000 F CFA le kilogramme à Madagascar et à 2000 F.cfa le kilogramme au Ghana.

Poursuivant son propos, il a indiqué que cette grève des producteurs débutera à partir du 28 mars prochain.  » Nous avons beaucoup de vautours dans la filière café-cacao. Nous avons beaucoup de parvenus venus de nulle part qui se disent producteurs et leaders de la filière de café-cacao. Alors qu’en réalité ils ne le sont pas. Ces derniers se battent toujours à la CAISTAB pour avoir des perdiemes. C’est triste et déshonorable ce genre de comportement. C’est un comportement qui n’est pas digne d’un vrai paysan », a-t-il fait savoir.

Quand Koné Moussa du Synapci a affirmé que la grève aura bel et bien lieu le 28 Mars 2024 si le prix du kilogramme du cacao n’est pas revu à la hausse.  » C’est en Côte d’Ivoire seulement que le paysan n’a pas le droit de fixer le prix de sa marchandise. Et pourtant le menuisier, le maçon et le couturier eux, ils donnent le prix de leur main-d’œuvre. Mais en côte d’ivoire, les producteurs qui font l’économie de ce pays, sont marginalisés. Ce qui n’est pas normal « , a-t-il déploré.

Et de préciser que les producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire, sont mobilisés à 200% pour mettre fin à cette forfaiture. Des gens qui ne maîtrisent pas la filière se font passer pour des experts. C’est vraiment triste tout ça « , a-t-il dénoncé.

Puis de rappeler qu’en 1960, la Côte d’I8voire n’avait pas les moyens pour assumer son statut de pays nouvellement indépendant. C’est pourquoi les producteurs de café-cacao avaient confié la gestion de la filière à l’Etat. C’est ainsi que le syndicat agricole  africain des planteurs avait confié leur destin à feu Félix Houphouët Boigny. C’est comme ça que les planteurs ont dit au président Houphouët Boigny à l’époque que tu peux prendre une partie de nos produits. Mais en retour, il faudrait que nos enfants partent gratuitement à l’école. Tous ceux qui se disent cadres de ce pays aujourd’hui, ont tous bénéficié des revenus du café-cacao. Et ce sont ces personnes là, qui aujourd’hui veulent nous combattre. Nous, on vous a fabriqués et vous voulez nous combattre. Dans quel monde sommes-nous « , a-interrogé Marcel Tia du CONASACI.

Après lui, c’est Koné Moussa qui a invité les producteurs de café-cacao de Côte d’Ivoire à rester mobilisés. « Restons mobilisés. Au moment venu, nous allons vous tenir informés. Car ce jour-là, ce sera un grand événement en côte d’ivoire. Ça fait longtemps que nous parlons de nos difficultés et personne ne veut nous venir en aide. Alors le moment est venu pour nous, de prendre notre destin en main. C’est d’ailleurs pourquoi nous devons rester mobilisés ce jour-là, comme un seul homme pour manifester contre cette injustice dont nous sommes victimes depuis une décennie « , a-t-il martelé.

En tout cas, il faut préciser que ces producteurs sont très déterminés à mener cette bataille.

Rogard L

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