Libre opinion/Là-bas il y a de la responsabilité

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Je vais le dire tout de suite, avant de vous adresser mon salut depuis ma petite tribune. On compare ce qui est comparable, ou du moins, on doit comparer ce qui est comparable. Le Sénégal est à saluer pour la grande leçon de démocratie qu’il donne au monde entier. Tout le monde entier le dit après la belle organisation de l’élection présidentielle du dimanche dernier. Je ne m’y déroberai pas de ma petite tribune. Après de nombreuses turpitudes qui ont fait craindre le pire pour ce pays frère, il a su se ressaisir au bon moment. Mais des gens mus par je ne sais quel sentiment, se plaisent à mon sens, à faire des comparaisons inappropriées. Je m’en offusque pour plusieurs raisons.

Sénégal et AES pas du tout la même chose. Au Sénégal, quoi qu’on ait pu dire, l’affaire se passe entre civils. Les militaires là-bas, sont restés loin de la politique et pourtant ce n’est pas l’occasion ni les arguments qui leur manquaient pour faire sauter le président démocratiquement élu, quand ce dernier a commencé à se fourvoyer. Le Sénégal n’a pas une culture de coups d’Etats. Le pays a toujours été un exemple de démocratie. C’est un régime civil qui y a organisé la présidentielle, donnant à la planète de voir les vaincus saluer le vainqueur. Nos voisin d’en haut sont abonnés aux coups de force-appelez-les comme vous voulez-, chez eux, ce ne sont ni plus, ni moins des putschistes, des soldats  qui ont pris en otage leur propre pays. Ils règnent par la terreur et la propagande.

Si j’ai bien entendu le nouvel élu du pays Léopold Sédar Senghor, M. Diomaye Faye, il n’y aura pas de rupture radicale. Kémi Séba et sa horde de panafricanistes qui se sont empressés pour jubiler, ont sans doute eu le bec cloué après le discours du nouveau président et les analyses des politologues sénégalais avertis. S’agissant des relations du Sénégal avec la France, poteau pour Kémi, le pleurnichard qui n’arrête pas de geindre pour le retrait de sa nationalité française, car l’allié de Sonko, affirme qu’il ne s’agira pas pour lui de laisser tomber la France pour la Russie, mais de diversifier ses partenaires. Cela a-t-il besoin d’explication ?

Concernant les rapports avec les institutions de la sous-région, notamment la CEDEAO, Diomaye Faye dit encore qu’il n’y aura pas de rupture. Autrement, j’y suis, j’y reste. Deuxième poteau pour Séba et ses séides. A propos du Franc CFA, il veut donner au Sénégal sa propre monnaie, mais pas dans la précipitation. Cela se fera de manière réfléchie et programmée. Oui, la monnaie, ce n’est pas du jeu, semble bien le comprendre le plus jeune président du Sénégal, infligeant encore, un autre poteau à Kémi Séba, Nathalie Yamb et leurs relais.

Chez nos trois mousquetaires, on a vite fait de déblatérer sur ces questions, lançant dans l’air de gros discours. Mais au fur et mesure que le temps passe, ils semblent être rattrapés par le temps, parce que jusque-là, il n’y a rien de concret. Pas d’ébauche de mise en œuvre de ces orientations vendues à des peuples aveuglés par la haine de la France, de l’occident et de leur voisin la Côte d’Ivoire qu’ils traitent de sous-préfecture de la France, alors qu’ils se targuent au même moment, d’être eux, la sous-préfecture de la Russie. Détester Macron pour aimer Poutine ! Absurde.

In fine, je note qu’au Sénégal, il y a de la maturité, de la responsabilité de la logique quand chez les autres, c’est tout le contraire de ces trois mots que je vous laisse trouver vous-mêmes. Au moins, on ne me dira pas que j’ai injurié quelqu’un.

JPH

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