Côte d’Ivoire/600 gendarmes et policiers grognent et menacent de boycotter les élections locales

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Ils sont plus de 600 gendarmes et policiers qui menacent de perturber les élections locales d’octobre si leurs primes ne leur sont pas versées avant.

Leurs réclamations relèvent des accords de Pretoria conclus en avril 2005 entre l’ex rébellion et le pouvoir Gbagbo.

Ils réclament une prime de 12 millions et
sont au total 856, ces policiers, militaires et gendarmes qui murmurent des revendications depuis quelques jours au Gouvernement ivoirien. Plus exactement ce sont 600 gendarmes et policiers issus de l’accord de Pretoria auxquels se sont ajoutés 356 militaires, des laissés pour compte des mutineries de 2017. Les policiers et gendarmes dont il s’agit ici sont des soldats recrutés et formés par les Nations Unies, en 2005, pour la sécurisation des lignes de front aux côtés des Casques Bleus, conformément aux accords de Pretoria. Quant aux militaires, ils disent faire partie du contingent des 8400 qui se sont mutinés l’année dernière. Contrairement à leurs camarades, ils n’auraient pas reçu leurs primes. Les gendarmes et policiers affirment avoir déjà touché 4 millions et qu’il reste à leur verser 12 millions comme les accords de 2005 le prévoyaient. Maintenant, ils haussent le ton et menacent de perturber les élections locales d’octobre si l’Etat n’honore pas ses engagements.

La réaction du pouvoir

Du côté du Gouvernement, on appelle à ne pas faire d’amalgame. Le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly a déclaré que les conditions de recrutement de ces « soldats du maintien de la paix » diffèrent de ceux des 8400 donc qu’il n’y a pas matière à faire les réclamations. Toutefois, l’Etat ivoirien se dit disposé à la négociation pour trouver un terrain d’entente. Invité du Journal de 20H de France 24 hier mercredi, Touré Mamadou, porte-parole du RDR, parti au pouvoir, a également rappelé que ces 600 gendarmes et policiers n’ont pas le même statut que les 8400. Par voie de conséquence, ils ne sont pas éligibles à cette prime, même si le Gouvernement dit être favorable au dialogue. Quant au risque d’une nouvelle mutinerie, le porte-parole adjoint du RDR et Ministre de l’Emploi des Jeunes, tient à rassurer : « Après toutes ces années de crise que nous avons connues et avec les mutineries que nous avons connues l’année dernière, l’armée ivoirienne est en pleine reconstruction. Nous avons, aujourd’hui, une situation qui est totalement sous contrôle. Aujourd’hui, avec la loi de programmation militaire, la situation matérielle de ces soldats est en train d’évoluer. Vous avez un accent qui est mis sur leur formation. Donc aujourd’hui nous avons une armée qui est totalement stable. »

Avec Akody

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