Côte d’Ivoire/Une opération de police permet de sauver 137 enfants de la traite

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Au total 137 enfants promis au travail dans les champs ou le commerce, voire à la prostitution, ont été « sauvés » lors d’une opération policière menée jeudi et vendredi dans l’est de la Côte d’Ivoire, selon le Comité national des actions de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS)

« Nous avons pu secourir 137 enfants victimes de traite et d’exploitation.

Les enfants sauvés sont de nationalité nigériane, nigérienne, béninoise, ghanéenne et togolaise », a déclaré le commissaire divisionnaire Kouadio Yeboué Marcellin, préfet adjoint de police d’Aboisso (sud-est, frontière du Ghana),
dans le texte diffusé par le CNS.

Le CNS, qui a financé l’opération, est présidé par la première dame, Dominique Ouattara. « 12 trafiquants » ont été arrêtés, selon le texte.
« Selon leur nationalité, ils (les enfants) étaient destinés à la prostitution pour les Nigérianes, le pneumatique.

L’âge de ces enfants sauvés varie entre 6 et 17 ans ».

Les policiers ont contrôlé des bus, ciblant les enfants non accompagnés, mais ils sont aussi intervenus dans des villages: la « première journée a permis de secourir une quarantaine d’enfants découverts en situation d’exploitation et de traite dans les plantations ou exerçant un métier dangereux pour leur âge », assure le texte.

Des recherches sont menées pour retrouver les parents des enfants.

« Ce qui fait sa richesse (de la Côte d’Ivoire) c’est son agriculture. On doit faire de sorte de faire mentir toutes les personnes qui collent cette image salissante à la Côte d’Ivoire, à savoir que le cacao ivoirien se nourrit de la sueur des enfants. La place des enfants est à l’école et non dans les plantations. L’avenir d’une nation appartient à la jeunesse », a ajouté M. Kouadio Yeboué Marcellin.

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao et de noix de cajou, premier producteur africain de caoutchouc, est régulièrement sous le feu de critiques de certaines ONG qui estiment que la pauvreté pousse des familles à faire travailler leurs enfants.

La Côte d’Ivoire est aussi considérée comme une importante destination régionale du trafic d’enfants en provenance des pays frontaliers pour le travail dans les champs.


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