Situation sociopolitique en Côte d’Ivoire/Le Calme de retour à Daoukro, tension explosive à M’Batto

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La capitale de la région de l’Iffou a retrouvé une certaine accalmie ce mardi 10 novembre 2020 après la folle journée d’hier 09 Novenbre, qui a fait selon des sources hospitalières, 6 morts et une cinquantaine de blessés.

Aujourd’hui les forces de l’ordre ont pu contenir les différents belligérants. En effet, ceux ci avaient remis le couvert pour la journée d’hier. Car, très tôt, la localité a été scindée en deux, au niveau du centre ville, par des barrages des deux protagonistes séparés d’environ 500 mètres. La tension était encore perceptible, puisque aucun autochtone Baoulé n’était autorisé à pénétrer dans le quartier Malinké et vice versa.

Heureusement, grâce à une patrouille mixe de la gendarmerie et de la police, tous les barrages dressés dans la ville ont été dementelés, souvent à l’aide de tirs de sommation. Ce qui a contribué à apeurer davantage les populations.

Mieux, tous les jeunes ont été contraints de regagner leur domicile. Consequence, Daoukro ressemblait à un cimetière avec des rues quasiment desertes, car personne ne voulait s’aviser à pointer le bout de son nez dehors.

L’aspect qui a fait apprécier le retour au calme est l’hôpital général qui était désert, contrairement à la veille, où l’on ne cessait de voir des aller et retour des blessés au « front ».

Daoukro a donc respiré hier, et les populations espèrent que cela se poursuivra. D’ailleurs, un couvre feu a été décrèté de 19 h à 06 h, pour favoriser maîtrise de la situation. 

Au delà de la capitale de l’Iffou, il faut signaler qu’aucun autre département ni localité de cette région  n’a été le théâtre d’événements malheureux les 09 et 10 Novembre.                                                                                                      Son discordant la région du Moronou. Si dans le chef lieu Bongouanou et dans le département d’Arrah, la vie se déroule paisiblement, le département de M’Batto est lui en proie à de vives altercations entre différentes communautés. Et c’est le chef lieu de département, qui est sujet de conflit inter-communautaire entre autochtones Agnis et allogènes Malinké.

Une source hospitalière nous annonçait 2 morts et plusieurs blessés. Ce sont les mêmes causes comme à Daoukro, qui ont provoqué cette violence.

Des jeunes de l’opposition, respectant le mot d’ordre de désobéissance civile et de marche éclatée ont voulu traverser un quartier favorable au Président Ouattara. Ce que les jeunes de ce quartier ont refusé.

La conséquence est la mort d’hommes et plusieurs dégâts matériels. Les forces de l’ordre absentes dans la journée du 09 Novembre, sont venues en grand nombre le lendemain, pour calmer la situation. Mais leur tâche sera ardue face à la furie des uns et des autres.

JPH

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